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Association Consultations Psychologiques de Paris-sud
Articles récents

Malades mentaux et détenus, la double peine

26 Novembre 2019 , Rédigé par c-p-p-sud Publié dans #Actualités, #Sujets et enjeux

Nous relayons cet article, qui nous semble digne d'intérêt
 
Malades mentaux et détenus, la double peine

par Eric Favereau, dans le quotidien Libération

Dans les couloirs de l'UHSA de Seclin, en 2013. Créées par une loi de 2002, les unités hospitalières spécialement aménagées (UHSA) ont vocation à prendre en charge des personnes incarcérées nécessitant des soins psychiatriques en hospitalisation complète. Photo Aimée Thirion

Dans un avis sévère, Adeline Hazan,

la contrôleuse générale des lieux de privation de liberté,

dénonce une aggravation de la situation pour les détenus,

accentuée par la crise que connaît la psychiatrie.

C’est «accablant». Mais pour autant ce n’est pas une surprise, et c’est peut-être cela le plus grave. La contrôleure générale des lieux de privation de liberté (CGLPL) dresse un constat très noir de la prise en charge des détenus atteints de troubles mentaux, dans un avis publié ce vendredi.

Lire la suite ici :

https://www.liberation.fr/france/2019/11/22/malades-mentaux-et-detenus-la-double-peine_1764980

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Film à voir : Hors normes sur les écrans actuellement

15 Novembre 2019 , Rédigé par c-p-p-sud Publié dans #Cinéma, #Actualités, #autisme

Ce film de Olivier Nakache et Eric Toledano

est une comédie dramatique sortie en Octobre 2019 dans les salles.

Elle est jouée principalement par Vincent Cassel, Reda Kateb et Hélène Vincent.

Ce film s'est inspiré de l'expérience de deux éducateurs engagés dans deux associations d’Île de France:

  • l'une accueillant nuit et jour des personnes autistes aux troubles sérieux, et pratiquant une prise en charge "un pour un",
  • l'autre  s'adressant à des jeunes,  dans le but de réinsertion et de formation à l'accompagnement de ces personnes autistes.

Si le film se centre sur les difficultés de vie de ces associations, dans un paysage institutionnel français qui peine à accueillir les tentatives expérimentales et altruistes hors les normes prévues par les protocoles,

il est à remarquer que, hormis les acteurs professionnels, les acteurs jouant les autistes et leurs accompagnants, ainsi que certains soignants de l'U.S.I.DA.T.U.  sont vraiment dans leur vraie vie.

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Quand la psychiatrie fait mal, émission sur France Culture

22 Octobre 2019 , Rédigé par c-p-p-sud Publié dans #Actualités

Service de psychiatrie

 

Émission Les pieds sur terre du 2 Septembre 2019

A écouter ici :
https://www.franceculture.fr/emissions/les-pieds-sur-terre/bienvenue-en-psy

 

Diane, en détresse psychologique, et Aurore, étudiante en médecine, ont failli perdre la tête en côtoyant la psychiatrie. “Les pieds sur terre” leur donne la parole,  saisissant.

L’une ne voulait absolument pas y aller. L’autre n’avait jamais envisagé qu’il en soit autrement. Toutes deux ont côtoyé la psychiatrie et, pour des raisons très différentes, en gardent un souvenir douloureux.

Diane, 21 ans, se dispute violemment avec ses parents et, de rage, menace de se suicider. L’incompréhension, l’escalade, les urgences psychiatriques. Et ce sentiment de dépossession, d’impuissance face à une médecine qui semble la nier.

À l’autre bout du spectre, Aurore vit aussi une forme d’enfermement. Elle a toujours voulu aider les enfants. Elle sera pédopsychiatre. Mais plusieurs années d’études de médecine la mettent face à ses doutes et ses angoisses. Jusqu’à ce qu’elle ose s’écouter, et bifurquer…

Sans aucune prétention à l’universalité, cet épisode des Pieds sur terre, sur France Culture, propose deux expériences singulières, deux voix féminines qui emportent nos oreilles avec elles au fond du trou puis vers la lumière, laissant notre psyché légèrement remuée.

Recommandé par Télérama

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S'appuyer sur les passions des autistes, par J-C Maleval - Le Club de Mediapart

3 Juillet 2019 , Rédigé par c-p-p-sud Publié dans #thérapeutiques, #Sujets et enjeux

        Le traitement du mal-être de l’autiste par le bord, prôné par un courant de la psychanalyse lacanienne, cela peut se dire simplement : c’est s’appuyer sur ses passions. A savoir principalement ses objets autistiques, ses doubles et ses intérêts spécifiques. Il s’agit de la thérapie spontanément utilisée par le sujet autiste à des degrés divers quand on ne l’entrave pas dans ses efforts.
La thérapie par les bords
 
        Quelles sont les passions de l’autiste ? D’abord son objet autistique, mais aussi son double, et son intérêt spécifique. Ces éléments constituent les trois incarnations du bord autistique. Que possèdent-ils en commun ? Ils sont l’objet d’un exceptionnel intérêt : ils condensent ce qui compte le plus pour l’enfant autiste, ce sont ses trésors. Certes, leur investissement est initialement excessif, il convient souvent de le tempérer, mais la plupart des autistes de haut niveau s’accordent à considérer que les supprimer est inapproprié.

 

En tant qu’il se fonde sur les inventions et les passions de l’enfant, et non sur le savoir de l’éducateur, rien n’objecte à l’inscrire globalement dans les méthodes psychodynamiques.
        C’est une psychanalyste, Frances Tustin, qui a introduit la notion d’objet autistique.

        Pourquoi les nommer bord ? Parce que l’enfant autiste les situe comme des intermédiaires rassurants entre lui et le monde extérieur.  Il les utilise spontanément, quand il n’en est pas empêché, pour se protéger des échanges, pour réguler sa vie émotionnelle, et pour entrer en contact avec son entourage par leur entremise.

Retrouvez l'article entier ici :

https://blogs.mediapart.fr/j-c-maleval/blog/300619/sappuyer-sur-les-passions-des-autistes

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La pédopsychiatrie au banc des accusés - Réponse du Dr BB dans la revue Politis

25 Juin 2019 , Rédigé par c-p-p-sud Publié dans #Actualités

Le Dr BB est   pédopsychiatre en centre médico-psycho-pédagogique (service public) en Île-de-France.

         La pédopsychiatrie publique a mauvaise presse, à la fois dans les représentations collectives mais aussi au niveau du discours officiel des « experts » administrateurs ou de certains gouvernants, qui n’ont de cesse d’attaquer idéologiquement nos pratiques, tout en détruisant de façon systématique nos capacité à répondre aux missions qui nous sont dévolues ; de fait, qui veut tuer son chien l’accuse de la rage…

        De la proposition déposée par des députés de droite à l’initiative de Daniel Fasquelle, qui voulait contraindre les professionnels de la pédopsychiatrie à appliquer uniquement certaines méthodes thérapeutiques, en passant par le discours sécuritaire de Nicolas Sarkozy, jusqu’aux propos récents de Mme Sophie Cluzel, secrétaire d’État en charge du handicap, (« qu'on arrête de parler de psychiatrie, et qu'on parle vraiment d'une bonne prise en charge, très précoce »), on peut constater que l’ingérence du politique dans le champ des pratiques de soin psychiatrique devient de plus en plus banal.

        N’est-il pas préoccupant que des politiques puissent ainsi s’arroger le droit de prendre parti dans des débats qui devraient concerner spécifiquement les cliniciens et les scientifiques ?

        Actuellement, les attaques idéologiques adressées au champ psychiatrique s’en prennent à l’existence même du psychisme et de ses déterminations socio-environnementales, au nom d’un savoir neurodéveloppemental et génétique hégémonique et d’un fantasme scientiste de maîtrise instrumentale absolue.

        Dès lors, on tend à glisser vers le mental, pour aboutir au neuronal exclusif, ce qui suppose tout simplement d’évacuer l’histoire, le social, l’affectif, le relationnel, la subjectivité, etc.

        En jetant ainsi le bébé et l’eau du bain, il s’agit finalement de revendiquer un modèle d’humanité très en phase avec l’anthropologie néolibérale : un individu gouverné par ses gènes, désincarné, sans racine ni filiation, sans épaisseur historique ni héritage, au-delà de tout déterminisme social, qui traite de l’information et agit dans un souci de rentabilité de ses investissements.

La suite de l'article, dans Politis :

https://www.politis.fr/blogs/2019/06/la-pedopsychiatrie-au-banc-des-accuses-1-la-critique-des-experts-34386/

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Sur la question du syndrôme autistique d'Asperger

27 Mai 2019 , Rédigé par c-p-p-sud Publié dans #Actualités

Une tribune parue dans le journal Libération le 27 Mai 2019

Par Bernard Golse, psychiatre :

Hans Asperger et  le danger des classifications

Faire croire que l’on peut classer les troubles autistiques comme les maladies somatiques est non seulement une pure escroquerie de la pensée, mais constitue un risque de dérives dangereuses.

Tribune. 

        Les milieux pédopsychiatriques sont en émoi depuis la parution de la traduction française du livre d’Edith Sheffer (les Enfants d’Asperger. Le dossier noir des origines de l’autisme, Flammarion, 2019) consacré à la trajectoire professionnelle de Hans Asperger. Il s’agit d’un ouvrage très documenté sur le plan historique et qui jette une ombre, plus qu’une ombre, sur les engagements politiques et l’éthique professionnelle de ce pédopsychiatre autrichien qui a donné son nom à un syndrome au succès conceptuel grandissant au cours des dernières années et qui est désormais bien connu, y compris du grand public.

        Le terme de «sujet Asperger» est presque passé, désormais, dans le langage courant… Cette situation, qui pourrait faire sourire si elle n’était pas tragique, pose en réalité un certain nombre de questions délicates. On sait tout d’abord les attaques forcenées qui sont menées actuellement contre la psychanalyse et particulièrement contre la place de celle-ci dans le cadre des prises en charge des sujets présentant des troubles dits du «spectre autistique», la psychanalyse étant qualifiée de maltraitante à l’égard de ces patients. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la maltraitance de ces patients a précédé, et de loin, celle que l’on impute aujourd’hui à la psychanalyse puisque Asperger, en tant qu’obédient du régime fasciste autrichien de l’époque, envoyait au Spiegelgrund de l’Institut psychiatrique du Steinhof à Vienne les enfants qu’il avait décrits comme présentant ce trouble relationnel soi-disant spécifique afin qu’ils y soient purement et simplement exterminés !

        Que ce médecin ait été ou non aussi actif que d’autres dans ce projet scientifique et politique d’élimination des enfants handicapés ou déviants importe peu, même s’il faut réfléchir au fait de savoir si l’on doit ou non conserver cette appellation d’Asperger qui, grâce à ce travail de Sheffer, va devenir rapidement un terme de sinistre mémoire ! Mais les questions vont plus loin encore. Ce syndrome dit d’Asperger a-t-il la moindre réalité scientifique ?

        Rangé dans la rubrique des «troubles envahissants du développement» dits «atypiques» dans le cadre du DSM4, l’une des classifications internationales des maladies somatiques et mentales qui fait autorité dans le monde (1), et dans le cadre du DSM5 (dernière version de cette même classification), ce syndrome se trouve noyé dans la rubrique des «troubles du spectre autistique» dont il représenterait seulement une forme légère… Il s’agit donc d’un concept volatile et pour le moins sujet à caution qui ne renverrait finalement qu’à une difficulté de relation sociale liée à un trouble du vécu et/ou de l’expression des affects et des émotions chez des sujets par ailleurs le plus souvent extrêmement intelligents mais doués d’une forme d’intelligence particulière, laquelle a d’ailleurs pu faire revendiquer pour le syndrome d’Asperger un statut de différence plutôt que de maladie.

         Il faut rappeler ici que le diagnostic de «psychopathie autistique» proposé par Hans Asperger à peu près à la même époque que celle où l’autisme a été décrit par Léo Kanner (1942-1943), a rapidement été repris et remanié par Lorna Wing dans les années 60, avant d’être ensuite oublié pendant de longues années. Ce n’est que plus tard qu’il a été exhumé aux Etats-Unis par des parents d’enfants en difficultés mais non reconnus comme autistes et qui donc ne pouvaient bénéficier d’une prise en charge de leurs soins par les systèmes habituels d’assurances.

        Ce sont les dangers de toute classification en psychiatrie qui se trouvent clairement illustrés par cette polémique autour de l’œuvre d’Asperger. Faire croire que l’on peut classer les troubles psychiques de la même manière que les maladies somatiques est une pure escroquerie de la pensée. Plusieurs arguments peuvent être avancés. D’une part, nous n’avons à l’heure actuelle aucun marqueur biologique des différents troubles psychiques que nous prenons en compte et, à la différence des classifications dans le champ de la médecine somatique, nos classifications psychiatriques ne sont encore que descriptives, d’où la nécessité de les revoir périodiquement afin de tenir compte des nouveaux consensus qui émergent parmi les spécialistes. En pédiatrie, un enfant a la rougeole, ou il ne l’a pas, alors que dans le domaine de la pédopsychiatrie, l’immense majorité des enfants que nous rencontrons appartiennent au domaine de ce qu’il est convenu d’appeler les «variations de la normale» qui, sans être véritablement pathologiques, peuvent être source de souffrance pour les enfants eux-mêmes et pour leur entourage.

        Enfin, et c’est là le cœur de ces quelques réflexions, toute classification a, par essence, une fonction stigmatisante car elle transforme les rencontres et les observations cliniques qui se doivent d’être singulières et nuancées en faits cliniques labellisés par une aura de scientificité qui ne souffrirait plus ni la discussion ni le doute. Tel fut le cas de la pédagogie dite «curative» prônée par Asperger et ses funestes collègues. Dès que l’on dispose d’une classification, il y a possibilité de sélection, et chacun sait à quoi ce terme a donné lieu dans les camps de concentration nazis. Nous apprenons aujourd’hui que le terme de syndrome d’Asperger a également conduit des enfants vers la mort ! La question, désormais, n’est donc pas seulement de débaptiser un tableau clinique, encore que ceci puisse apparaître comme une urgence, mais de changer définitivement de paradigme épistémologique en psychiatrie et en pédopsychiatrie, domaines particuliers du savoir dans lesquels les spécificités qualitatives de la rencontre interhumaine se doivent absolument de prévaloir sur toute démarche d’étiquetage dangereuse et intrinsèquement porteuse de menaces de dérives politiques !

Bernard Golse

(1) Quatrième édition du «Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders», édité par l’American Psychiatric Association (APA).

 

 

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Emission tv à voir en replay

11 Avril 2019 , Rédigé par c-p-p-sud Publié dans #Actualités, #thérapeutiques

Vous avez manqué l'émission PIÈCES A CONVICTION

PSYCHIATRIE : LE GRAND NAUFRAGE ?

Retrouvez la en replay ici durant un mois :

https://www.france.tv/france-3/pieces-a-conviction/944075-psychiatrie-histoire-d-une-depression-chronique.html

Les caméras de Pièces à conviction, le magazine d'investigation de France 3, ont pu pénétrer derrière les murs des hôpitaux psychiatriques pour montrer l’état de délabrement, le manque de personnel ou les méthodes contestées comme l’isolement et la contention.

 

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La folie à l'abandon

18 Mars 2019 , Rédigé par c-p-p-sud Publié dans #Cinéma

Un documentaire à voir sur France 3

Mercredi 20 Mars à 20h50

 

LA FOLIE À L'ABANDON

A l'occasion des Semaines d’information de la Santé mentale et des Semaines de la folie ordinaire qui auront lieu du 18 au 31 mars, France 3 diffuse le documentaire "La Folie à l'abandon".

Dans une récente interview au Monde, l'écrivain et académicien Erik Orsenna déclarait lui-même : "Le problème chez moi, c’est l’état explosif, le trop dans l’envie de vivre. Ma terreur, ce n’est pas de mourir, c’est de devenir fou."

C'est sans doute pour beaucoup sinon une terreur comme pour Orsenna, du moins une crainte. Mais sait-on pour autant ce qui se passe en France, en 2019, quand par malheur la folie frappe à votre porte ou à la porte d'un proche ?

Eh bien, c'est justement le projet de ce film : raconter ce qui se passe aujourd'hui quand on a une maladie mentale. Et le constat est cruel pour une première raison simple : la psychiatrie, souvent décriée mais dont le rôle reste pourtant incontournable, est comme en voie de disparition. Et du coup, l'hôpital se retrouve petit à petit remplacé par deux autres lieux, totalement inadaptés à la maladie mentale : la rue et la prison.

Pour les maladies mentaux comme pour la société toute entière, les conséquences sont dramatiques.

Mais fort heureusement, émergent de nouvelles initiatives, étonnantes, et prises par les malades eux-mêmes.

Patients et leurs familles, psychiatres, députés, juges, chercheurs, avocats, bénévoles associatifs témoignent ensemble dans ce documentaire.

Quelques chiffres

Selon une étude récente, près de 60% des Français se déclarent être affectés ou avoir été affectés par une maladie mentale, ou connaître dans leur entourage un proche qui en souffre. Selon une autre étude, 38 % de la population européenne aurait souffert de troubles mentaux au cours des douze derniers mois.

Aujourd’hui, les maladies mentales, placées au deuxième rang des causes mondiales de handicap par l’Organisation mondiale de la santé, pourraient occuper le premier rang à l’horizon 2020.

Le pic d’apparition des maladies mentales est situé par l'OMS entre 15 et 25 ans, et ces pathologies du jeune adulte comme leur évolution, souvent chronique, ont bien sûr des conséquences dramatiques sur la vie des patients et sur la société dans son ensemble — désinsertion familiale, sociale, professionnelle, etc.

En prison au moins un trouble psychiatrique de gravité plus ou moins importante a été repéré chez 55 % des détenus ; un prisonnier sur cinq a déjà été en psychiatrie ; et pour la moitié des entrants un suivi psychiatrique est préconisé, le plus souvent sans suite…

Le constat est sans appel : loin d’être anecdotiques, les maladies mentales constituent à l’évidence un enjeu majeur pour chacun d'entre nous comme pour notre lien social. Or, contre toute logique, la folie est aujourd'hui non seulement mal connue et sous-estimée, mais à l'occasion niée.

 

Mercredi 20 Mars à 20h5020 MARS À 23H50RCREDI 20 MARS À 23H50
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Sortie du film "Lucky hours - Les jours heureux" de Martine Deyres

13 Mars 2019 , Rédigé par c-p-p-sud Publié dans #Cinéma

A l'occasion du Festival de Nyon (Suisse) "Cinéma du réel"

sera présenté la première mondiale du film :  "Lucky hours - Les jours heureux"

de Martine Deyres

sur l'asile de St Alban dans le village isolé de Lozère.

Entre 1939 et 1945, 45 000 internés sont morts de faim dans les hôpitaux psychiatriques français. Un seul lieu échappe à cette hécatombe : l'asile de St Alban, village isolé de Lozère. Que s'y est-il passé qui a fait exception ?

Synopsis

Retraçant sur plusieurs décennies l'histoire de ce haut lieu de la psychiatrie, à partir de précieuses archives filmées et des récits de ceux qui y ont travaillé, Martine Deyres répond à cette question et démontre, ce faisant, comment le courage politique et l'audace poétique qui y ont été mis en pratique ont participé à changer le regard porté par la médecine et la société sur la folie. Se sont croisés dans ce creuset du mouvement dit « psychothérapie institutionnelle », des résistants, des artistes, des médecins et des philosophes – parmi eux Paul Éluard, Tristan Tzara ou encore Georges Canguilhem. Aux côtés des médecins, des infirmiers, des habitants et des malades, tous ont fait partie d'une aventure humaine dont le dévoilement n'est pas un geste de nostalgie, mais bien un appel, nécessaire et urgent, à faire preuve du même courage, des même capacités d'inventions, dans les luttes d'aujourd'hui. 

Voir la bande annonce sur le site du festival Visions du réel :

https://www.youtube.com/watch?v=C3KD-VWYh18

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Le Printemps de la Psychiatrie

27 Février 2019 , Rédigé par c-p-p-sud Publié dans #Actualités

Pour un renouveau des soins psychiques

La psychiatrie et la pédopsychiatrie n’en peuvent plus. Depuis déjà plusieurs décennies, ceux qui les font vivre ne cessent de dénoncer leur désagrégation et de lutter contre le déclin dramatique des façons d’accueillir et de soigner les personnes qui vivent au cours de leur existence une précarité psychique douloureuse. En vain le plus souvent. Ce qui est en crise, c’est notre hospitalité, l’attention primordiale accordée à chacun et à un soin psychique cousu-main, à rebours du traitement prêt-à-porter standardisé qui se veut toujours plus actuel.

Lire la suite de ce manifeste :       https://printempsdelapsychiatrie.org/

Ce Manifeste a été été diffusé à la veille de la Manifestation du 22 janvier « Journée nationale de la psychiatrie ». Il est proposé à la signature de chacune et chacun. Il est un appel à réinventer une psychiatrie émancipatrice du sujet.

Suite à la manifestation 22 janvier Pour une psychiatrie accueillante,  il est prévu

un mouvement à Paris le 21 Mars :

Printemps de la Psychiatrie

Le printemps de la psychiatrie est écologique : il prône une psychiatrie « raisonnée », respectueuse de l’environnement des personnes et de la société ; il est adepte des circuits courts et des soins de proximité. Le printemps de la psychiatrie milite pour une recherche publique, transparente, sans conflits d’intérêts et plurielle. Le printemps de la psychiatrie ne durera pas qu’une saison, il s’inscrit dans le temps long des semences et des récoltes. Le printemps de la psychiatrie aspire à être un printemps de la santé et du social. Un printemps de la société.

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