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Association Consultations Psychologiques de Paris-sud

Articles récents

Sortie du film "La faim des fous", de Franck Seuret

19 Septembre 2018 , Rédigé par c-p-p-sud Publié dans #Cinéma

Si durant la seconde guerre mondiale, il n'y a pas eu en France

(à la différence de l'Allemagne) de volonté d'extermination des malades mentaux,

il y a pourtant eu entre 1940 et 1944 45000 morts de malades mentaux, morts de faim,

en France.

              

              Franck Seuret s'est fait ouvrir les portes et les archives d'hôpitaux psychiatriques, notamment celui de Clermont de l'Oise.

 

Trois premières projections sont programmées :

- le samedi 22 septembre au cinéma de Clermont de l'Oise, à 17h

- le mardi 2 octobre, au cinéma Utopia, à Montpellier, à 20h

- le mercredi 10 octobre, au Mémorial de Caen, à 19 h

D'autres projections suivront, puis ce documentaire sera disponible sur internet en 2019

Vous pouvez accéder à l'article du Courrier Picard ici :

https://www.facebook.com/pg/lafaimdesfous/photos/?tab=album&album_id=2006038106353094

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Chroniques du travail aliéné, de Lisa Gaignard

25 Mars 2018 , Rédigé par c-p-p-sud Publié dans #Sujets et enjeux

Clinique de la violence du travail et des effets sur la personne :

De 2007 à 2014, Lise Gaignard, psychologue du travail et psychanalyste, et Fabienne Bardot, médecin du travail, ont rédigé plusieurs dizaines de chroniques pour Alternative libertaire. Signés Marie-Louise Michel et Aline Torterat, ces récits à la première personne, tirés de situations réelles, dépeignent sans artifice la violence du travail à l’ère néolibérale. Ils sont aujourd’hui réunis et présentés

                                                         par les éditions D’une.

« Ce livre parle de notre voisin de palier, de la femme au comptoir ou derrière le guichet  ; il parle de nous, de notre monde ordinaire, avec nos mots, ceux de tous les jours. Des mots qui ne prennent pas de gants, directs sur ce monde banal et cruel. Rien de spectaculaire, rien que l’ordinaire. Mais des drames, des gens qui craquent ou qui meurent, sans que ralentisse le cirque infernal, “comme si de rien”.

Ceux qui parlent, d’ailleurs, étaient à fond dans le circuit, jusqu’au pépin… Quelque chose est arrivé qui les a mis hors course, les yeux dessillés. C’est ce moment de la prise de conscience, quand ils envisagent leur compromission dans le système néolibéral à s’en rendre malade, que Lise Gaignard saisit ici sur le vif. » extrait de la préface de Pascale Molinier

 

Lisez une chronique du travail aliéné :

Josette, cheffe d’établissement remplaçante dans le secteur postal

Les Chroniques du travail aliéné, par Marie Louise Michel, psychologue du travail

Début mars, j’ai eu la grippe. Et quand je suis revenue de mon arrêt-maladie, j’ai perdu pied. Je ne peux plus travailler, je ne sais pas ce qui s’est passé, je n’arrive plus à prendre les choses du bon côté. Avant, j’étais cheffe d’établissement remplaçante. La boîte pouvait me féliciter, j’ai tout fait comme un bon petit soldat pendant quinze ans.

Des exploits : j’ai fait passer la pilule des restructurations à toutes les organisations syndicales ! Mes chefs ne comprennent pas pourquoi ça ne va plus. Tout me semble difficile, ils m’ont mise conseillère commerciale pour les professionnel-le-s. Mon poste de volante n’existe plus.

Ce n’est pourtant pas difficile, le commercial. Mais il faut quand même appeler un à un les coiffeuses ou les boulangers pour leur proposer de distribuer leurs pubs dans les boîtes aux lettres, on appelle ça « leur proposer des solutions courrier », le plus dur est de les décider à nous rencontrer. Évidemment on les dérange ; alors ils raccrochent, elles nous envoient balader.

Depuis que je suis rentrée d’arrêt-maladie, faire ce genre de boulot, ça me semble une montagne. Je ne suis plus du tout motivée… Il faut dire que les conseillers financiers sont commissionnés, alors que le conseiller commercial, rien du tout. C’est ingrat. Et je ne suis pas la seule à vouloir arrêter ce travail, c’est la valse des responsables clientèle.

Responsable d’établissement, j’ai fait au mieux, j’étais « dans la ligne du parti », on va dire… Et je me retrouve à faire du phoning comme une bleue, sous les ordres d’un petit chef de 30 ans, pas très compétent mais très bien vu... J’aurais été plus efficace que lui à ce poste, mais ils préfèrent les jeunes. En fait ça ne sert à rien de les avoir servis pendant tout ce temps. Pas de récompense…

Comme ils voient bien que je ne suis pas au top, ils m’ont poussée à m’arrêter en longue durée. Je vois bien qu’ils ont envie de m’oublier… Encore sept ans avant la retraite. C’est long si je ne peux plus me vendre. Je suis toute seule, je ne sais pas ce que je vais devenir. Je ne veux plus me faire avoir. En même temps, me syndiquer, ce n’est même pas la peine d’y penser : je suis grillée dans la région, après tout ce que je leur ai fait avaler !

  • Seul le prénom est modifié, le reste est authentique.

Il est possible de lire quelques autres chroniques sur le site d'Alternatives libertaires:

http://alternativelibertaire.org/?Les-Chroniques-du-travail-aliene,6578

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4è plan autisme : La science au cœur de la politique publique de l’autisme ?

19 Mars 2018 , Rédigé par c-p-p-sud Publié dans #Sujets et enjeux, #autisme

                    L’annonce par le Président de la République du 4ème plan autisme, initialement prévue mi-mars, a été reportée à début avril. Les discussions sur les grandes orientations ne sont donc probablement pas terminées et les derniers arbitrages auront certainement lieu dans les jours qui viennent.

Dans cette attente, Patrick Sadoun Président du RAAHP (Rassemblement pour une Approche des Autismes humaniste et plurielle) écrit une chronique parue dans Mediapart le 18/03/2018

Rassemblement

pour une approche des autismes humaniste et plurielle                      La science au cœur de la politique publique de l’autisme ?


                    "Vivant sur les idées fausses sur l'autisme, notre société continue de caricaturer. C'en est assez!
Avec Emmanuel Macron, nous voulons remettre la science au cœur de la politique publique de l'autisme", a déclaré le 14 mars 2018 Sophie Cluzel, secrétaire d'État en charge du Handicap, à propos du 4 ème plan autisme.
                      L’intention est louable. Malheureusement il n’existe pas encore de vérité scientifique sur l’origine de l’autisme. Malgré des sommes non négligeables investies dans la recherche un peu partout dans le monde on ne dispose aujourd’hui d’aucun marqueur biologique, génétique ou d’imagerie médicale pour poser le diagnostic d’autisme. Il serait donc sage de considérer les différentes théories sur cette question comme de simples hypothèses de travail. Certes certaines sont assez farfelues, voire dangereuses (comme celle qui rendent le vaccin ROR ou le gluten et la caséine responsables de l’autisme), d’autres (comme les pistes neurodéveloppementales ou pluri-géniques) semblent bien plus plausibles mais un esprit scientifique ne devrait pas se contenter de présomptions de preuves.
                    D’autant plus que, vue l’extension actuelle du champ des troubles du spectre autistique, il est peu probable que toutes les formes d’autisme aient la même origine.
                  Cependant on ne peut pas attendre qu’une « vérité » scientifique soit établie et reconnue pour accueillir et accompagner les centaines de milliers de personnes et de familles
concernées. Le principal scandale de la politique de l’autisme en France c’est justement
l’absence de toute réponse des pouvoirs publics aux innombrables familles qui doivent porter
seules les enfants, les adolescents et surtout les adultes les plus sévèrement affectés par ces
troubles.
                   Par ailleurs il est parfaitement légitime que les pouvoirs publics soient soucieux de l’évaluation de la qualité des interventions auprès de nos enfants. Ainsi l’évaluation des 28 centres expérimentaux financés à grand frais sur les deniers publics pendant de nombreuses annéess’est avérée très décevante. Les méthodes de conditionnement utilisées dans ces
établissements, outre la question éthique et celle d’un coût 2 à 4 fois supérieur aux
établissements classiques, sont bien loin d’avoir tenu la promesse initiale de « guérison » d’un
autiste sur deux.

                   Ces méthodes prétendaient pourtant être prouvées scientifiquement. Certes la Haute Autorité de Santé, dans ses recommandations de 2012, ne leur avait pas accordé le grade A.Mais aucune autre n’avait obtenu ce grade supérieur, conféré uniquement à des vérités scientifiques établies.
                   La science ne peut donc malheureusement pas, à l’heure actuelle, nous indiquer la meilleure façon de s’y prendre avec une personne autiste pour l’aider à s’ouvrir aux autres et au monde, à progresser et à s’épanouir. Et pourtant c’est la question la plus importante pour tout parent.
                  De même nous tenons tous à ce que la qualité de l’accueil dans les différents établissements ou services soit régulièrement évaluée. Mais ce qui nous importe le plus c’est la réalité quotidienne que vivent nos enfants avec les professionnels qui en prennent soin et pas les références théoriques qui leur servent plus ou moins de repère dans leur pratique. C’est là le sens des indicateurs de qualité proposés par le RAAHP dans le cadre de la préparation du 4ème plan autisme.

                   Alors que la science n’est pas encore en mesure de répondre aux questions essentielles de l’origine des autismes et qu’elle n’a validé sérieusement aucune démarche pour soutenir et aider à progresser les personnes autistes, il serait illusoire et dangereux de lui demander ce qu’elle ne peut pas donner. Cela favoriserait le dogmatisme de ceux qui, tournant le dos aux réalités, prétendent détenir une vérité unique et universelle et cela relancerait des guerres de religions stériles et destructrices. Ce serait aussi contraire à l’esprit du président Macron qui, dans son intervention à l’Elysée pour le lancement du 4 ème plan, avait clairement souligné sa volonté d’ouverture, de pragmatisme et d’apaisement.

Patrick Sadoun Président du RAAHP

Le site du RAAHP :

https://www.autismes.info/

 

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Itinéraire d'une enfant maltraitée par Liliane Zylbersztejn

19 Mars 2018 , Rédigé par c-p-p-sud Publié dans #Sujets et enjeux

Itinéraire d'une enfant maltraitée
La haine, l'amour, la vie

 

               Lidia, petite fille juive ayant échappé à la persécution nazie, est victime de maltraitance, après la guerre, au sein de sa propre famille. Sa seule liberté sera de s'opposer. Ce livre retrace avec une émotion bouleversante ce témoignage de vie.

               C'est en travaillant au souvenir de sa propre histoire et à partir de cas de patients que Liliane Zylbersztejn explore ce moyen de défense psychique nommé la haine salvatrice.

             « La haine m'a été nécessaire. Elle était le seul moyen d'échapper à la position de victime. » Mais comment aller au-delà pour s'accomplir et vivre dans l'amour ?

Reconnaître ce système de protection peut aider à faire la paix avec un passé douloureux et ainsi s'en libérer.

Un témoignage d'une grande sincérité sur les mécanismes de survie et les moyens de lutter contre les maltraitances.

Liliane Zylbersztejn est psychanalyste et psychodramatiste, elle a enseigné à l'université Paris-Vil. Née en 1938, elle a évité la déportation et a échappé à la violence nazie. Elle vit actuellement à Paris.

Ce livre concourt pour le prix Oedipe des libraires 2018

Vous pouvez visionner une interview de l'auteure sur le site d'Oedipe :

http://www.oedipe.org/prixoedipe/2018

 

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Le grand imbroglio de l’autisme

19 Février 2018 , Rédigé par c-p-p-sud Publié dans #Sujets et enjeux, #thérapeutiques, #autisme

Livre de Claude Wacjman paru aux Éditions du Champ social.

 

Présentation de l'ouvrage : L’argument que l’on oppose à la prise en charge de l’autisme, institutionnelle ou inspirée des méthodes psychanalytiques, est son obsolescence, somme toute assez récente. L’application de ces méthodes, depuis l’immédiate après-guerre à la moitié du vingtième siècle, les fait qualifier de méthodes dépassées occasionnant un retard de quarante, voire maintenant de cinquante ans en France dans le traitement de l’autisme. Ces vieilles méthodes n’auraient donc eu qu’une dizaine d’années d’actualité et de pertinence. On s’est rendu compte de cela qu’il n’y a que peu de temps. Un lobby politisé instaure l’exigence de réduire ce retard conséquent en mettant sur le devant de la scène l’application des « méthodes qui marchent » pour les enfants concernés, probantes dans d’autres pays qui ne connaissent pas ce retard dans le traitement de l’autisme (Amérique du nord et certains pays du nord de l’Europe).

C’est d’une lutte idéologique dont il s’agit, impliquant des méthodes du conditionnement pédagogique contre la psychanalyse, dans les dispositifs médico-sociaux et sanitaires, qui sont administrativement scindés en France. Par l’étude des représentations sociales, dans différents types de médias, je montre comment cette opposition s’est construite en s’appuyant sur des poncifs, des approximations et des inexactitudes. Les slogans qui les expriment font florès dans un cadre militant dont une grande partie s’exprime par un véritable combat contre la psychanalyse mené par des lobbies politisés.

Lire le Sommaire et l'introduction ici :

http://www.champsocial.com/extrait-Le_grand_imbroglio_de_l_autisme,1024.pdf

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Les six problèmes de couple les plus souvent évoqués en thérapie par la génération Y

12 Février 2018 , Rédigé par c-p-p-sud Publié dans #Sujets et enjeux

par  Brittany Wong pour le  The HuffPost, le 12/02/2018

COUPLE - Trouver l'âme sœur –et entretenir une relation de couple– n'a jamais été facile, et ça l'est d'autant moins pour la génération Y, qui a aujourd'hui entre 20 et 35 ans.

 

Selon Tara Griffith, psychologue et fondatrice de Wellspace SF, une communauté de thérapeutes, nutritionnistes et coachs agréés, "la nouvelle génération a, contrairement à ses parents, grandi dans un monde envahi par les applications de rencontres. Le temps des rencontres toutes simples, qui débouchaient sur un mariage avec le garçon ou la fille d'à côté, est définitivement révolu. L'abondance de choix rend l'engagement encore plus difficile pour une génération qui a été conditionnée à tout avoir."

1. "Est-ce que j'ai fait le bon choix au niveau sentimental?"

"La génération Y a souvent du mal à prendre des décisions. Avec l'avènement de l'ère de l'information, les rencontres sont influencées par un nombre pléthorique de plateformes, toutes destinées à trouver 'l'âme sœur'. Paradoxalement, cette abondance de prétendants provoque souvent une grande anxiété et la peur de rater le partenaire idéal. Mais si vous vous efforcez plutôt d'être le genre de partenaire que vous voudriez avoir, vous donnerez de l'importance à un critère de la rencontre que vous pouvez contrôler. Vous serez moins anxieux lors de vos rendez-vous et, en vous montrant tel que vous êtes, vous gagnerez en maturité", détaille Liz Higgins, une thérapeute de couple installée à Dallas, dont la plupart des patients ont entre 20 et 30 ans.

 

2. "A quoi bon se marier?"

Selon Tara Griffith, "les jeunes d'une vingtaine d'années choisissent souvent de donner la priorité à d'autres aspects de leur vie tels que les études, leur carrière, les voyages ou les expériences diverses avant de s'installer durablement avec un partenaire. Certains ne se mettent en couple que tardivement, lorsqu'ils ont déjà gagné leur indépendance et gagnent leur vie. Avoir des enfants sans se marier ne choque plus personne. Certains jeunes ne voient plus trop l'intérêt de s'embarrasser d'un certificat de mariage qui risque de compliquer les choses, tandis que d'autres ont une vision désabusée de cette cérémonie, après avoir vécu le divorce de leurs propres parents".

 

3. "Je ne sais pas comment interpréter son texto."

"Les SMS sont devenus le mode privilégié de communication de la génération Y, mais nombre de jeunes peinent à les décoder. Interpréter une intonation en se fiant uniquement à un mot ou un signe de ponctuation peut se révéler très frustrant, voire désastreux. De plus, nombre de mes patients deviennent fous à force de vouloir écrire la réponse parfaite et finissent par y consacrer beaucoup trop de temps et d'énergie. L'essentiel de notre communication est non verbale. Elle s'établit à travers une intonation, une expression faciale et le langage corporel: les ados (comme les adultes d'ailleurs) feraient donc mieux de communiquer davantage par téléphone ou en direct", nous confie Jess Hopkins, une coach de vie agréée qui travaille avec des jeunes à Los Angeles.

4. "Pourquoi est-ce que je ne rencontre personne?"

"Beaucoup de trentenaires voient leurs amis se marier et avoir des enfants, alors qu'eux-mêmes restent désespérément célibataires. Même si ces mariages ont lieu de plus en plus tard, la génération Y s'inquiète souvent de ne pas connaître la vie de couple ou tout simplement de ne pas s'y sentir prête", explique Rachel Kaez, psychologue établie à Chicago et fondatrice de All Along, un programme qui aide à mieux comprendre les problèmes de santé mentale et à trouver une thérapie adéquate.

5. "Je ne veux pas dépendre financièrement de mon/ma partenaire."

"La question pécuniaire est abordée par les jeunes couples que je reçois, surtout avant le mariage. Pour eux, l'argent est souvent synonyme de prise de contrôle ou de déséquilibre des pouvoirs, deux éléments considérés comme indésirables au sein d'une relation. Personne ne veut se sentir contrôlé, jugé ou dépendant financièrement. Il peut être très utile de définir précisément les attentes de chacun en termes financiers, d'envisager plusieurs scénarios (par exemple, comment le couple fonctionnerait-il si l'un restait à la maison tandis que l'autre travaillait?) et de fixer des limites. De nombreux couples trouvent plus pratique d'avoir leur propre compte bancaire, en plus d'un compte commun. Le plus important, c'est que chaque couple détermine ses objectifs et ce qui fonctionne le mieux pour lui", reprend Lizz Higgins.

6. "Je suis prêt.e à passer à la vitesse supérieure, mais pas mon/ma partenaire."

"J'ai entendu énormément de jeunes femmes se plaindre d'être prêtes pour une relation sérieuse tandis que leur copain persistait à faire la fête et jouer aux jeux vidéos. Elles se demandent s'il finira par grandir, si elles doivent rester avec lui et attendre qu'il se décide à changer et à leur accorder davantage d'attention, ou tout simplement passer à autre chose", conclut Joyce Morley, thérapeute conjugale à Decatur (Géorgie).

Cet article, publié à l'origine sur le HuffPost américain, a été traduit par Elisabeth Mol pour Fast For Word.

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L'Homme et son cerveau, par Catherine Morin

17 Janvier 2018 , Rédigé par c-p-p-sud Publié dans #Sujets et enjeux

Les connaissances scientifiques sur le cerveau ne cessent de progresser. Ces progrès remettent-ils en question la place des psychanalystes dans la prise en charge des maladies mentales ou neurologiques chroniques ? Quelles conséquences pour la pratique des uns et des autres ?

Ces questions se posent à ceux qui veulent travailler ensemble pour mieux traiter les troubles psychiques, les maladies neurologiques et mentales, et être à l’écoute de leurs patients. Comment penser les rapports entre psychanalyse, neurologie et neurosciences pour mieux soigner ?

C’est tout l’enjeu de ce livre qui précise les points de vue et les méthodes des neuro-scientifiques, des neurologues et des psychanalystes.

Pour un dialogue entre neurosciences et psychanalyse au bénéfice du patient.

Catherine Morin est neurologue et a travaillé de 1977 à 2010 comme chargée de recherches à l’Inserm dans le service de médecine physique et réadaptation de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris. Elle est membre de l’Association lacanienne internationale et de l’International Society of Neuropsychoanalysis. 

Feuilleter l'ouvrage :

https://www.odilejacob.fr/catalogue/sciences/neurosciences/homme-et-son-cerveau_9782738135322.php#

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Patients en situation irrégulière : Buzyn désavoue l'Agence régionale de santé de Paca

4 Janvier 2018 , Rédigé par c-p-p-sud Publié dans #Sujets et enjeux

Un article d'Eric Favereau paru dans Libération le 4 janvier 2018

Ladite agence demandait aux hôpitaux psychiatriques de participer au processus administratif de reconduite à la frontière des patients hospitalisés sans leur consentement.

Agnès Buzyn a tranché. Ce jeudi matin, la ministre de la Santé a désavoué l’Agence régionale de santé (ARS) de Provence-Alpes-Côte-d’Azur en lui demandant de retirer sur le champ la lettre directive qu’elle avait adressée aux directeurs d’hôpitaux psychiatriques de sa région. Dans ce courrier, l’agence leur demandait de participer aux notifications d’obligation de sortie du territoire des patients hospitalisés sans consentement qui se trouvent en situation irrégulière. L’initiative de l’ARS était pour le moins déroutante. D’autant que l’équilibre est toujours délicat entre le monde de la police et celui de la psychiatrie, surtout en matière d’ordre public.

Début décembre, la direction de l’ARS a pourtant adressé un courrier aux directeurs d’hôpitaux, à propos de la reconduite aux frontières des patients en situation irrégulière. «Pour prévenir l’ordre public, le suivi des hospitalisations sans consentement fait l’objet d’une attention particulière de la part des autorités préfectorales», écrit-elle. «Parmi les personnes prises en charge, et qui sont susceptibles de faire l’objet d’une levée de la mesure des soins sans consentement, quelques patients se trouvent en situation irrégulière et ont vocation à quitter le territoire national… Dans la mesure où ces patients sont pris en charge par vos équipes, je vous informe que mes services vous communiqueront en même temps l’arrêté préfectoral de levée des soins sans consentement, la décision de l’obligation de quitter le territoire ainsi qu’une notification à faire signer par le patient.»

L’ARS avait-elle reçu des pressions de la part de la préfecture ? On n’en sait rien. En tout cas, elle continue dans sa lettre : «Une fois signée, il vous appartiendra de renvoyer la notification à nos services dans les plus brefs délais… Dans le cas de refus de signature de l’intéressé, vous voudriez bien retourner à nos services la notification avec la mention refus de signer, contre signée par un cadre soignant. Je vous remercie pour votre coopération dans la mise en œuvre de cette procédure.»

Bref des demandes ahurissantes de la part d’une agence sanitaire. «Notre rôle est de soigner, non pas de regarder les papiers», dit le Dr Alain Mercuel qui préside la commission médicale d’établissement de l’hôpital Sainte Anne à Paris. Le 29 décembre, les deux syndicats importants de la psychiatrie publique avaient fortement réagi dans un communiqué commun : «Certaines ARS viennent de donner l’instruction aux établissements psychiatriques de faire signer sous contrôle des cadres de santé, pour une transmission aux préfectures, les notifications d’obligation de quitter le territoire pour des patients hospitalisés sous contrainte. Cette collusion entre des agences chargées de la santé et des décisions de police intérieure est regrettable.» Puis : «La consigne donnée aux personnels soignants de devenir des agents administratifs pour le compte du ministère de l’Intérieur est inacceptable… Nous n’avons pas l’intention de collaborer à de tels mélanges des genres... Nous appelons la ministre de la Santé à faire annuler ce type de directives.» Appel entendu.

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Un livre pour rêver, au moment de Noël

21 Décembre 2017 , Rédigé par c-p-p-sud

Contes de la nuit grecque

d'Anna Angelopoulos

chez José Corti

Voici la première traduction en français d’un vaste corpus varié de plus de cinquante contes grecs de transmission orale issus de toutes les régions hellénophones. Ils viennent pour bon nombre d’entre eux de sources inédites. Anna Angelopoulos est connue pour avoir établi l’édition du Catalogue raisonné du conte grec, elle était donc la mieux à même de réaliser cette anthologie.

Les contes merveilleux qui représentent la majorité des textes de ce recueil très varié sont des récits mythiques qui entretiennent souvent un lien narratif et sémantique avec les mythes de l’antiquité grecque. En même temps, ces contes s’articulent autour de différents thèmes qui mettent en valeur certaines problématiques archaïques souvent refoulées. Ils tournent fréquemment autour de la question de l’initiation de la jeune fille ou du jeune homme, et notamment l’initiation amoureuse. En Grèce, il n’a y a pas eu un Perrault ou une Madame d’Aulnoy pour réécrire et reformuler les récits populaires. On a souvent l’impression que le conteur est plus libre dans son expression orale, moins soumis à la censure du genre écrit.

Les contes populaires grecs, tout en faisant partie de cette grande famille de récits que l’on rencontre de l’Europe jusqu’à l’Inde, présentent avec les autres contes des Balkans des spécificités que l’on retrouve aussi dans les pays de langue arabe et de langue turque. Nous sommes là en Méditerranée orientale dans un espace propice aux transformations mythiques dans un lieu de passage où l’on peut suivre le parcours des récits qui voyagent, comme ils l’ont toujours fait, d’un endroit à l’autre.

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"12 jours", film de Raymond Depardon

13 Décembre 2017 , Rédigé par c-p-p-sud Publié dans #Cinéma

Le Film de Raymond Depardon tourné à l'hôpital du Vignatier et produit par Claudine Nougaret, à Lyon sort dans les salles.

La Loi de 2013 sur les soins psychiatriques et l'hospitalisation sans consentement a été retoquée par le conseil constitutionnel, introduisant l'obligation pour le malade d'être vu par le juge des libertés. Raymond Depardon a filmé ces audiences, une fenêtre sur les pratiques de soins actuelles en France, qui donne à réfléchir sur la liberté et l'enfermement.

Le journal Suisse Le Temps a proposé une interview Depardon, le 8 décembre 2017 la voici :

 

Raymond Depardon: «La psychiatrie est très cinématographique»

Avec «12 jours», le Français signe un documentaire puissant sur les personnes internées de force. L’occasion d’une rencontre avec le cinéaste-photographe

Douze jours. C’est le délai durant lequel les personnes internées en psychiatrie contre leur gré doivent être présentées à un juge, depuis la loi du 27 septembre 2013 en France. Un sujet comme une évidence pour Raymond Depardon. Le cinéaste-photographe s’est penché sur un asile vénitien – San Clemente – et sur les urgences psychiatriques de l’Hôtel-Dieu, à Paris. Il a suivi des délinquants pris en flagrant délit puis assisté à des audiences à la 10e chambre du tribunal correctionnel de la capitale.12 jours, en salle mercredi 13 décembre, réunit le monde des soins psychiatriques et celui de la justice.

Le film démarre par un long travelling dans un couloir vert clair, nu et silencieux. Nous sommes à l’hôpital du Vinatier, à Lyon, le plus important complexe psychiatrique du pays. Dans un simple bureau, des juges se relaient pour recevoir les patients enfermés malgré eux et leurs avocats. La caméra passe de l’un à l’autre, en plan serré le plus souvent. L’entretien dure quelques minutes et c’est toute une vie qu’il faut résumer. Les patients suintent l’angoisse, la misère, la colère parfois.Tous exposent un parcours cabossé et l’envie de se reconstruire dehors. Ils semblent seuls et démunis face au verdict des médecins et au jargon des juges. Fidèle à sa manière, Depardon filme sans commenter. Et le public encaisse une réalité brute. Entretien.

Le Temps: Pourquoi ce sujet?

Raymond Depardon: Depuis longtemps avec Claudine Nougaret, mon épouse, nous avions envie de revenir sur le sujet de la psychiatrie sans savoir par quel biais l’aborder. La magistrate Marion Primevert, que j’avais rencontrée sur le tournage de 10e chambre, est venue me voir avec la psychiatre Nathalie Giloux pour me parler de cette loi votée en 2013. Je l’ignorais. Elles m’ont proposé d’aller assister à quelques audiences au Vinatier, où travaille Nathalie Giloux. Cela m’a intéressé parce que je n’avais jamais tourné dans la région lyonnaise, d’où je viens. J’ai trouvé cela difficile à filmer. Il s’agit d’un bureau transformé en salle d’audience, tout le monde est en civil…Mais l’intérêt se situe dans les gens, des gens que l’on n’avait jamais vus. L’absence du psychiatre, qui joue pourtant un rôle capital, est l’autre élément qui m’a plu. Le patient s’exprime librement durant cinq à dix minutes.

– Avez-vous rencontré des difficultés à obtenir des autorisations?

– Les précédents films sur la justice m’ont aidé. Les magistrats m’ont fait confiance. Je crois qu’ils apprécient le fait que je travaille avec peu de matériel, sans mise en scène. Je fais en sorte de ne pas déranger les gens, comme un parfait abat-jour ou un portemanteau. Peut-être parce que je viens de la photographie. L’école de la magistrature, à Bordeaux, qui se sert de mes films comme matériel.

– Comment s’est passé le tournage?

– Je voulais que rien ne m’échappe de cette discussion presque hors justice. J’avais remarqué le regard des patients, fixe; ils ne clignaient pas des yeux, sans doute à cause des traitements. C’était impressionnant et je les voulais en gros plan. Idem avec le magistrat. Pour la première fois, j’ai travaillé avec des caméras numériques car les audiences durent entre dix et quinze minutes et la pellicule ne va pas au-delà de dix. J’avais un peu peur, moi qui suis toujours resté fidèle à l’argentique, en photographie aussi. On m’a proposé de louer des objectifs Panasonic à Los Angeles. Je voulais de la qualité. Ces gens-là, il ne faut pas les esquinter, ne pas rajouter de la misère à la misère. Nous avons tourné avec un peu plus de 70 personnes et en avons gardé 10. C’est un bon ratio. Plus je vieillis, moins je tourne! On a écarté les cas trop semblables et refusé d’être complaisants. Je ne voulais pas de cris ou de personnes se tapant la tête contre les murs. La psychiatrie est très cinématographique.

– Comment ressort-on d’un tel tournage?

– C’est difficile. Lorsqu’ils sont face à la justice, les gens disent: «Je suis innocent». Là, ils disent: «Je veux sortir». Le Vinatier est un hôpital avec un grand terrain, genre paternaliste. Il n’y a plus de barrières, mais des clés électroniques. Ce sont plutôt les infirmiers qui sont enfermés dans une sorte de cage de verre. Il y a deux salles de télé, deux cours de promenade, des grillages aux fenêtres. Les murs sont nus. On n’entend presque plus de cris. Je me sens plus proche des patients que des prisonniers; il y a quelque chose de mystérieux dans la maladie mentale, des fulgurances, parfois proches de la poésie.

– Vous vous penchez beaucoup sur les gens en souffrance ou perdus face aux institutions. Pourquoi?

– C’est bizarre. J’ai eu une enfance heureuse dans la vallée de la Saône. Mes parents étaient très XIXe siècle mais ils ne m’ont jamais donné une gifle. C’étaient des gens adorables. En faisant mon métier de photographe, de journaliste, j’ai été enfermé quelquefois, à Prague, au Tchad. Je me suis même un peu réfugié en Suisse après l’affaire Claustre [une archéologue française enlevée au Tchad, que Raymond Depardon a filmée avant sa libération, ndlr]. J’étais à ramasser à la petite cuillère à cette époque, je photographiais toujours des combattants contre les murs.

Pour la rétrospective actuelle à la Fondation Henri Cartier-Bresson, Agnès Sire a identifié quatre thématiques principales dont l’enfermement. C’est là, présent. C’est un sujet qui m’intéresse mais par quel bout le prendre? Où mettre la caméra? Si tu te fais enfermer dedans, tu ne vois plus rien et la porte entrouverte ne veut rien dire… Il y a toujours cette équation de la distance, du cadre, de la lumière aussi.

– La méthode Depardon, c’est l’anti-voix off. Les scènes doivent-elles parler d’elles-mêmes, comme les photographies?

– J’aime le cinéma direct. On m’a dit il y a longtemps que je faisais de l’ethnométhodologie. Mais il m’arrive aussi de réaliser des films parlés. Lorsque je suis chez moi, en France, je préfère laisser

raconter les gens et disparaître. Ailleurs, quand je filme en qualité d’Occidental, en tant qu’homme concerné, je me dois de dire qui je suis, de me présenter. Je n’arriverais pas non plus à faire du cinéma direct sans une pression: de l’homme politique, du rédacteur en chef, du psychiatre, du juge… Il me faut un rapport tendu, une hiérarchisation. Je ne pourrais pas faire des films sur une sage-femme ou un pompier, par exemple. 

– Vous signez vos films avec votre épouse Claudine Nougaret. On dit même que votre voyage de noces s’est transformé en tournage.

– Oui, notre voyage de noces s’est déroulé aux urgences psychiatriques de l’Hôtel-Dieu, il y a juste trente ans. Claudine s’occupe du son, elle est directrice artistique sonore. Nous parlons beaucoup, nous hésitons, nous nous engueulons parfois. C’est assez rare le cinéma en couple, ce sont plutôt des frères qui travaillent ensemble d’habitude. Nous sommes très fiers car nous avons inauguré il y a quelques jours une salle Nougaret-Depardon à l’école Louis-Lumière. C’est bien pour la parité, bien pour le son et l’image.

– Comment décidez-vous de traiter tel sujet en photographie, tel autre en vidéo ou parfois d’utiliser les deux moyens, comme pour «Les Habitants»?

– C’est l’attirance, le plaisir. L’alternance permet de garder le plaisir, de se remettre en cause et d’avancer. Je me souviens de Rohmer et Rouch qui disaient: «Il faut qu’il y ait toujours une passion.» Eux vivaient même d’autre chose, ils étaient ethnologues, enseignants… et quand ils faisaient leurs films, c’était vraiment pour leur plaisir. Là, j’ai envie de photographie parce que je viens de passer presque un an à tourner et à monter. Je ne sais pas si je vais aller en Afrique, en Amérique du Sud, en France…

Lorsque je suis dans le désert, je songe à rentrer faire un film en France, dans un commissariat. Et lorsque je suis à Paris dans les embouteillages, je pense à la lumière unique de la Patagonie ou aux gens qui m’attendent au Tchad. Ils me disent «vous avez trop duré Raymond», lorsque je ne suis pas revenu depuis longtemps. Le problème, c’est que j’aime beaucoup d’endroits et que j’ai toujours envie de retourner dans ces lieux. J’ai peur d’aller dans un nouveau pays à cause de cela! En alternant ainsi, j’ai préservé mon cinéma et vécu de la photographie.

– L’attrait pour la photographie est venu en découvrant l’appareil de votre frère.

– Oui. Et comme je n’ai pas fait d’études secondaires, mon père est allé voir le photographe du coin un jour de marché pour lui demander de me prendre comme apprenti. J’avais quinze ans, j’ai appris ainsi. Cela a été ma chance, avant que je ne parte à Paris, moi le petit provincial.

– Etre fils de paysans vous a longtemps complexé mais vous dites que cela vous a également aidé à approcher les gens.

– J’étais très casanier mais par chance, on m’a envoyé très tôt à l’étranger. J’ai commencé à m’y plaire. Je rencontrais beaucoup de paysans et j’étais à l’aise. C’était ma petite vengeance par rapport aux photographes des grandes villes, qui étaient un peu intimidés face aux nomades, aux gens sur les routes… Moi pas, je me mets en face d’eux et je souris. On ne parle pas la même langue mais quelque chose passe car j’ai eu cette enfance rurale. Il était beaucoup plus difficile pour moi de photographier des femmes à Paris. Fils de paysans complexé, je les prenais toujours de dos et on se moquait de moi pour cela!

– Que retenez-vous de Magnum?

– Magnum a été un tremplin. Je suis passé d’une agence régionale, Gamma, avec ses petites jalousies, à une agence internationale. J’y ai découvert une génération au regard tendre, quelque chose d’un peu usé, fatigué. Certains avaient 60 ou 70 ans. Les Fusco, Burt Glinn… Ils avaient fait la révolution à Cuba, des choses incroyables, ils avaient des vêtements patinés, un vieux sac en daim… et ils voulaient toujours être photographes. C’était rassurant!

– La rétrospective qui vous est consacrée à la Fondation HCB s’intitule «Traverser». Pourquoi?

– C’est un hommage à Nicolas Bouvier et à Bruce Chatwin. L’idée de mouvement, de continuer et de se remettre toujours en question. Je n’ai pas envie de tirer le bilan, de faire des monographies, ce genre de choses… Mais je sens bien que certains journalistes en ont marre: ils disent que je suis «un marronnier». Je ne veux pourtant prendre la place de personne, je suis le premier à la laisser aux jeunes. J’ai suffisamment souffert de mes pairs par rapport à cela.

Cartier-Bresson, je l’aime bien, c’est un très grand photographe. Mais quand vous allez voir un éditeur et qu’il vous répond: «On ne va pas faire un livre parce que tu n’es pas Cartier-Bresson.» J’en avais marre et je l’ai dit une fois. On m’avait répondu: «Ouh là là! Tu attaques le père, le maître.» Pas du tout, mais je ne voudrais pas être comme cela!

En dates

1942: Naissance dans une famille de cultivateurs à Villefranche-sur-Saône.

1954: Premiers instantanés à la ferme.

1956: Engagé comme apprenti chez un photographe de Villefranche-sur-Saône.

1958: Devient l’assistant de Louis Foucherand, après avoir trouvé son adresse à la rubrique reporter-photographe de l’annuaire.

1960: Rentre à l’agence Dalmas.

1966: Crée l’agence Gamma.

1970: Premier voyage au Tchad avec notamment Gilles Caron.

1974: Premier long-métrage documentaire, sur la campagne présidentielle de Valéry Giscard d’Estaing. Une partie de campagne ne sortira en salle qu’en 2002.

1978: Rejoint Magnum. Tourne San Clemente dans un hôpital psychiatrique vénitien, après un travail photographique sur le sujet.

1984: Participe à la mission photographique de la Datar.

1989: Photographie la chute du mur de Berlin.

1995: «Délits flagrants» obtient le César du meilleur documentaire.

2000: «Détours», première grande exposition à la Maison européenne de la photographie.

2004: Commence à photographier la France et son territoire, une mission qui durera cinq ans.

2012: Réalise le portrait officiel de François Hollande.

2017: «12 jours» est présenté en sélection officielle au Festival de Cannes.

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