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Association Consultations Psychologiques de Paris-sud

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Un Français qui travaille sur 5 présente un risque de trouble psychique

3 Décembre 2018 , Rédigé par c-p-p-sud Publié dans #Actualités, #Sujets et enjeux

D'après une enquête publiée ce lundi 26 novembre sur le Huffington post, 22% des employés français présentent une détresse "orientant vers un trouble mental".

Selon une étude de la Fondation Pierre Deniker présentée ce lundi 26 novembre au Cese (Conseil économique, social et environnemental), un Français actif sur cinq (22%) présente une détresse "orientant vers un trouble mental" et les facteurs de risques psychosociaux au travail influent fortement, notamment le déséquilibre entre  vie professionnelle et vie personnelle.

La question des troubles psychiques au travail "constitue un véritable enjeu de santé publique", souligne cette fondation pour la recherche et la prévention en santé mentale, créée en 2007, en plaidant pour une "politique d'évaluation et de prévention" chez les actifs.

Selon l'enquête dévoilée au Conseil économique, social et environnemental , réalisée avec Ipsos et dont les données ont été analysées avec l'appui du Conservatoire national des arts et métiers (Cnam), la proportion d'actifs présentant un risque de trouble psychique est plus importante chez les femmes (26%) que chez les hommes (19%).

La prévalence est aussi plus élevée parmi les actifs travaillant plus de 50 heures par semaine (35% contre 21%), ceux sans bureau fixe (33% contre 22%), les personnes ayant un revenu annuel inférieur à 15.000 euros (30%), celles passant plus d'une heure et demie dans les transports (28%) et chez les actifs aidants de personnes handicapées ou en perte d'autonomie (28%).

Le poids des facteurs dans l'équilibre vie professionnelle/vie privée

En croisant l'évaluation de la détresse psychique avec l'exposition aux facteurs de risques psychosociaux -travail valorisant ou non, solidarité entre collègues, soutien de la hiérarchie, harcèlement, confiance en l'avenir professionnel...-, l'étude a identifié le poids des principaux facteurs, au premier rang desquels l'équilibre vie professionnelle / vie personnelle, qui est le "plus impactant".

45% des actifs qui déclarent ne pas parvenir à mener de front les deux (15% des personnes interrogées) "présentent un haut risque de trouble psychique" contre 18% de ceux qui y parviennent, selon l'étude.

Le poids des différents facteurs varie selon les profils. Pour les salariés, travail valorisant, solidarité entre collègues et communication au travail comptent le plus. Pour les indépendants, c'est la confiance en l'avenir professionnel.

Par sexe, pour les femmes, l'importance d'avoir un travail valorisant influe davantage (46% de celles qui ne se sentent pas utiles présentent une détresse contre 20%). Pour les hommes, c'est la solidarité au travail (33% de ceux qui ne peuvent pas compter sur leurs collègues sont à haut risque contre 13%).

Sur la base de ces résultats, la Fondation Pierre Deniker en appelle aux pouvoirs publics pour "investiguer les liens de causalité entre troubles mentaux et facteurs de risques psychosociaux". "Nous devons impérativement constituer des cohortes de plusieurs dizaines de milliers de personnes" pour disposer de données scientifiques, plaide le Professeur Raphaël Gaillard, président de la fondation et chef de pôle au sein du centre hospitalier Sainte-Anne à Paris.

L'enquête a été réalisée en ligne du 27 février au 6 mars auprès d'un échantillon représentatif de 3.200 actifs français selon la méthode des quotas.

https://www.huffingtonpost.fr/

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Sortie du film "La faim des fous", de Franck Seuret

19 Septembre 2018 , Rédigé par c-p-p-sud Publié dans #Cinéma

Si durant la seconde guerre mondiale, il n'y a pas eu en France

(à la différence de l'Allemagne) de volonté d'extermination des malades mentaux,

il y a pourtant eu entre 1940 et 1944 45000 morts de malades mentaux, morts de faim,

en France.

              

              Franck Seuret s'est fait ouvrir les portes et les archives d'hôpitaux psychiatriques, notamment celui de Clermont de l'Oise.

 

Trois premières projections sont programmées :

- le samedi 22 septembre au cinéma de Clermont de l'Oise, à 17h

- le mardi 2 octobre, au cinéma Utopia, à Montpellier, à 20h

- le mercredi 10 octobre, au Mémorial de Caen, à 19 h

D'autres projections suivront, puis ce documentaire sera disponible sur internet en 2019

Vous pouvez accéder à l'article du Courrier Picard ici :

https://www.facebook.com/pg/lafaimdesfous/photos/?tab=album&album_id=2006038106353094

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Chroniques du travail aliéné, de Lisa Gaignard

25 Mars 2018 , Rédigé par c-p-p-sud Publié dans #Sujets et enjeux

Clinique de la violence du travail et des effets sur la personne :

De 2007 à 2014, Lise Gaignard, psychologue du travail et psychanalyste, et Fabienne Bardot, médecin du travail, ont rédigé plusieurs dizaines de chroniques pour Alternative libertaire. Signés Marie-Louise Michel et Aline Torterat, ces récits à la première personne, tirés de situations réelles, dépeignent sans artifice la violence du travail à l’ère néolibérale. Ils sont aujourd’hui réunis et présentés

                                                         par les éditions D’une.

« Ce livre parle de notre voisin de palier, de la femme au comptoir ou derrière le guichet  ; il parle de nous, de notre monde ordinaire, avec nos mots, ceux de tous les jours. Des mots qui ne prennent pas de gants, directs sur ce monde banal et cruel. Rien de spectaculaire, rien que l’ordinaire. Mais des drames, des gens qui craquent ou qui meurent, sans que ralentisse le cirque infernal, “comme si de rien”.

Ceux qui parlent, d’ailleurs, étaient à fond dans le circuit, jusqu’au pépin… Quelque chose est arrivé qui les a mis hors course, les yeux dessillés. C’est ce moment de la prise de conscience, quand ils envisagent leur compromission dans le système néolibéral à s’en rendre malade, que Lise Gaignard saisit ici sur le vif. » extrait de la préface de Pascale Molinier

 

Lisez une chronique du travail aliéné :

Josette, cheffe d’établissement remplaçante dans le secteur postal

Les Chroniques du travail aliéné, par Marie Louise Michel, psychologue du travail

Début mars, j’ai eu la grippe. Et quand je suis revenue de mon arrêt-maladie, j’ai perdu pied. Je ne peux plus travailler, je ne sais pas ce qui s’est passé, je n’arrive plus à prendre les choses du bon côté. Avant, j’étais cheffe d’établissement remplaçante. La boîte pouvait me féliciter, j’ai tout fait comme un bon petit soldat pendant quinze ans.

Des exploits : j’ai fait passer la pilule des restructurations à toutes les organisations syndicales ! Mes chefs ne comprennent pas pourquoi ça ne va plus. Tout me semble difficile, ils m’ont mise conseillère commerciale pour les professionnel-le-s. Mon poste de volante n’existe plus.

Ce n’est pourtant pas difficile, le commercial. Mais il faut quand même appeler un à un les coiffeuses ou les boulangers pour leur proposer de distribuer leurs pubs dans les boîtes aux lettres, on appelle ça « leur proposer des solutions courrier », le plus dur est de les décider à nous rencontrer. Évidemment on les dérange ; alors ils raccrochent, elles nous envoient balader.

Depuis que je suis rentrée d’arrêt-maladie, faire ce genre de boulot, ça me semble une montagne. Je ne suis plus du tout motivée… Il faut dire que les conseillers financiers sont commissionnés, alors que le conseiller commercial, rien du tout. C’est ingrat. Et je ne suis pas la seule à vouloir arrêter ce travail, c’est la valse des responsables clientèle.

Responsable d’établissement, j’ai fait au mieux, j’étais « dans la ligne du parti », on va dire… Et je me retrouve à faire du phoning comme une bleue, sous les ordres d’un petit chef de 30 ans, pas très compétent mais très bien vu... J’aurais été plus efficace que lui à ce poste, mais ils préfèrent les jeunes. En fait ça ne sert à rien de les avoir servis pendant tout ce temps. Pas de récompense…

Comme ils voient bien que je ne suis pas au top, ils m’ont poussée à m’arrêter en longue durée. Je vois bien qu’ils ont envie de m’oublier… Encore sept ans avant la retraite. C’est long si je ne peux plus me vendre. Je suis toute seule, je ne sais pas ce que je vais devenir. Je ne veux plus me faire avoir. En même temps, me syndiquer, ce n’est même pas la peine d’y penser : je suis grillée dans la région, après tout ce que je leur ai fait avaler !

  • Seul le prénom est modifié, le reste est authentique.

Il est possible de lire quelques autres chroniques sur le site d'Alternatives libertaires:

http://alternativelibertaire.org/?Les-Chroniques-du-travail-aliene,6578

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4è plan autisme : La science au cœur de la politique publique de l’autisme ?

19 Mars 2018 , Rédigé par c-p-p-sud Publié dans #Sujets et enjeux, #autisme

                    L’annonce par le Président de la République du 4ème plan autisme, initialement prévue mi-mars, a été reportée à début avril. Les discussions sur les grandes orientations ne sont donc probablement pas terminées et les derniers arbitrages auront certainement lieu dans les jours qui viennent.

Dans cette attente, Patrick Sadoun Président du RAAHP (Rassemblement pour une Approche des Autismes humaniste et plurielle) écrit une chronique parue dans Mediapart le 18/03/2018

Rassemblement

pour une approche des autismes humaniste et plurielle                      La science au cœur de la politique publique de l’autisme ?


                    "Vivant sur les idées fausses sur l'autisme, notre société continue de caricaturer. C'en est assez!
Avec Emmanuel Macron, nous voulons remettre la science au cœur de la politique publique de l'autisme", a déclaré le 14 mars 2018 Sophie Cluzel, secrétaire d'État en charge du Handicap, à propos du 4 ème plan autisme.
                      L’intention est louable. Malheureusement il n’existe pas encore de vérité scientifique sur l’origine de l’autisme. Malgré des sommes non négligeables investies dans la recherche un peu partout dans le monde on ne dispose aujourd’hui d’aucun marqueur biologique, génétique ou d’imagerie médicale pour poser le diagnostic d’autisme. Il serait donc sage de considérer les différentes théories sur cette question comme de simples hypothèses de travail. Certes certaines sont assez farfelues, voire dangereuses (comme celle qui rendent le vaccin ROR ou le gluten et la caséine responsables de l’autisme), d’autres (comme les pistes neurodéveloppementales ou pluri-géniques) semblent bien plus plausibles mais un esprit scientifique ne devrait pas se contenter de présomptions de preuves.
                    D’autant plus que, vue l’extension actuelle du champ des troubles du spectre autistique, il est peu probable que toutes les formes d’autisme aient la même origine.
                  Cependant on ne peut pas attendre qu’une « vérité » scientifique soit établie et reconnue pour accueillir et accompagner les centaines de milliers de personnes et de familles
concernées. Le principal scandale de la politique de l’autisme en France c’est justement
l’absence de toute réponse des pouvoirs publics aux innombrables familles qui doivent porter
seules les enfants, les adolescents et surtout les adultes les plus sévèrement affectés par ces
troubles.
                   Par ailleurs il est parfaitement légitime que les pouvoirs publics soient soucieux de l’évaluation de la qualité des interventions auprès de nos enfants. Ainsi l’évaluation des 28 centres expérimentaux financés à grand frais sur les deniers publics pendant de nombreuses annéess’est avérée très décevante. Les méthodes de conditionnement utilisées dans ces
établissements, outre la question éthique et celle d’un coût 2 à 4 fois supérieur aux
établissements classiques, sont bien loin d’avoir tenu la promesse initiale de « guérison » d’un
autiste sur deux.

                   Ces méthodes prétendaient pourtant être prouvées scientifiquement. Certes la Haute Autorité de Santé, dans ses recommandations de 2012, ne leur avait pas accordé le grade A.Mais aucune autre n’avait obtenu ce grade supérieur, conféré uniquement à des vérités scientifiques établies.
                   La science ne peut donc malheureusement pas, à l’heure actuelle, nous indiquer la meilleure façon de s’y prendre avec une personne autiste pour l’aider à s’ouvrir aux autres et au monde, à progresser et à s’épanouir. Et pourtant c’est la question la plus importante pour tout parent.
                  De même nous tenons tous à ce que la qualité de l’accueil dans les différents établissements ou services soit régulièrement évaluée. Mais ce qui nous importe le plus c’est la réalité quotidienne que vivent nos enfants avec les professionnels qui en prennent soin et pas les références théoriques qui leur servent plus ou moins de repère dans leur pratique. C’est là le sens des indicateurs de qualité proposés par le RAAHP dans le cadre de la préparation du 4ème plan autisme.

                   Alors que la science n’est pas encore en mesure de répondre aux questions essentielles de l’origine des autismes et qu’elle n’a validé sérieusement aucune démarche pour soutenir et aider à progresser les personnes autistes, il serait illusoire et dangereux de lui demander ce qu’elle ne peut pas donner. Cela favoriserait le dogmatisme de ceux qui, tournant le dos aux réalités, prétendent détenir une vérité unique et universelle et cela relancerait des guerres de religions stériles et destructrices. Ce serait aussi contraire à l’esprit du président Macron qui, dans son intervention à l’Elysée pour le lancement du 4 ème plan, avait clairement souligné sa volonté d’ouverture, de pragmatisme et d’apaisement.

Patrick Sadoun Président du RAAHP

Le site du RAAHP :

https://www.autismes.info/

 

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Itinéraire d'une enfant maltraitée par Liliane Zylbersztejn

19 Mars 2018 , Rédigé par c-p-p-sud Publié dans #Sujets et enjeux

Itinéraire d'une enfant maltraitée
La haine, l'amour, la vie

 

               Lidia, petite fille juive ayant échappé à la persécution nazie, est victime de maltraitance, après la guerre, au sein de sa propre famille. Sa seule liberté sera de s'opposer. Ce livre retrace avec une émotion bouleversante ce témoignage de vie.

               C'est en travaillant au souvenir de sa propre histoire et à partir de cas de patients que Liliane Zylbersztejn explore ce moyen de défense psychique nommé la haine salvatrice.

             « La haine m'a été nécessaire. Elle était le seul moyen d'échapper à la position de victime. » Mais comment aller au-delà pour s'accomplir et vivre dans l'amour ?

Reconnaître ce système de protection peut aider à faire la paix avec un passé douloureux et ainsi s'en libérer.

Un témoignage d'une grande sincérité sur les mécanismes de survie et les moyens de lutter contre les maltraitances.

Liliane Zylbersztejn est psychanalyste et psychodramatiste, elle a enseigné à l'université Paris-Vil. Née en 1938, elle a évité la déportation et a échappé à la violence nazie. Elle vit actuellement à Paris.

Ce livre concourt pour le prix Oedipe des libraires 2018

Vous pouvez visionner une interview de l'auteure sur le site d'Oedipe :

http://www.oedipe.org/prixoedipe/2018

 

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Le grand imbroglio de l’autisme

19 Février 2018 , Rédigé par c-p-p-sud Publié dans #Sujets et enjeux, #thérapeutiques, #autisme

Livre de Claude Wacjman paru aux Éditions du Champ social.

 

Présentation de l'ouvrage : L’argument que l’on oppose à la prise en charge de l’autisme, institutionnelle ou inspirée des méthodes psychanalytiques, est son obsolescence, somme toute assez récente. L’application de ces méthodes, depuis l’immédiate après-guerre à la moitié du vingtième siècle, les fait qualifier de méthodes dépassées occasionnant un retard de quarante, voire maintenant de cinquante ans en France dans le traitement de l’autisme. Ces vieilles méthodes n’auraient donc eu qu’une dizaine d’années d’actualité et de pertinence. On s’est rendu compte de cela qu’il n’y a que peu de temps. Un lobby politisé instaure l’exigence de réduire ce retard conséquent en mettant sur le devant de la scène l’application des « méthodes qui marchent » pour les enfants concernés, probantes dans d’autres pays qui ne connaissent pas ce retard dans le traitement de l’autisme (Amérique du nord et certains pays du nord de l’Europe).

C’est d’une lutte idéologique dont il s’agit, impliquant des méthodes du conditionnement pédagogique contre la psychanalyse, dans les dispositifs médico-sociaux et sanitaires, qui sont administrativement scindés en France. Par l’étude des représentations sociales, dans différents types de médias, je montre comment cette opposition s’est construite en s’appuyant sur des poncifs, des approximations et des inexactitudes. Les slogans qui les expriment font florès dans un cadre militant dont une grande partie s’exprime par un véritable combat contre la psychanalyse mené par des lobbies politisés.

Lire le Sommaire et l'introduction ici :

http://www.champsocial.com/extrait-Le_grand_imbroglio_de_l_autisme,1024.pdf

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Les six problèmes de couple les plus souvent évoqués en thérapie par la génération Y

12 Février 2018 , Rédigé par c-p-p-sud Publié dans #Sujets et enjeux

par  Brittany Wong pour le  The HuffPost, le 12/02/2018

COUPLE - Trouver l'âme sœur –et entretenir une relation de couple– n'a jamais été facile, et ça l'est d'autant moins pour la génération Y, qui a aujourd'hui entre 20 et 35 ans.

 

Selon Tara Griffith, psychologue et fondatrice de Wellspace SF, une communauté de thérapeutes, nutritionnistes et coachs agréés, "la nouvelle génération a, contrairement à ses parents, grandi dans un monde envahi par les applications de rencontres. Le temps des rencontres toutes simples, qui débouchaient sur un mariage avec le garçon ou la fille d'à côté, est définitivement révolu. L'abondance de choix rend l'engagement encore plus difficile pour une génération qui a été conditionnée à tout avoir."

1. "Est-ce que j'ai fait le bon choix au niveau sentimental?"

"La génération Y a souvent du mal à prendre des décisions. Avec l'avènement de l'ère de l'information, les rencontres sont influencées par un nombre pléthorique de plateformes, toutes destinées à trouver 'l'âme sœur'. Paradoxalement, cette abondance de prétendants provoque souvent une grande anxiété et la peur de rater le partenaire idéal. Mais si vous vous efforcez plutôt d'être le genre de partenaire que vous voudriez avoir, vous donnerez de l'importance à un critère de la rencontre que vous pouvez contrôler. Vous serez moins anxieux lors de vos rendez-vous et, en vous montrant tel que vous êtes, vous gagnerez en maturité", détaille Liz Higgins, une thérapeute de couple installée à Dallas, dont la plupart des patients ont entre 20 et 30 ans.

 

2. "A quoi bon se marier?"

Selon Tara Griffith, "les jeunes d'une vingtaine d'années choisissent souvent de donner la priorité à d'autres aspects de leur vie tels que les études, leur carrière, les voyages ou les expériences diverses avant de s'installer durablement avec un partenaire. Certains ne se mettent en couple que tardivement, lorsqu'ils ont déjà gagné leur indépendance et gagnent leur vie. Avoir des enfants sans se marier ne choque plus personne. Certains jeunes ne voient plus trop l'intérêt de s'embarrasser d'un certificat de mariage qui risque de compliquer les choses, tandis que d'autres ont une vision désabusée de cette cérémonie, après avoir vécu le divorce de leurs propres parents".

 

3. "Je ne sais pas comment interpréter son texto."

"Les SMS sont devenus le mode privilégié de communication de la génération Y, mais nombre de jeunes peinent à les décoder. Interpréter une intonation en se fiant uniquement à un mot ou un signe de ponctuation peut se révéler très frustrant, voire désastreux. De plus, nombre de mes patients deviennent fous à force de vouloir écrire la réponse parfaite et finissent par y consacrer beaucoup trop de temps et d'énergie. L'essentiel de notre communication est non verbale. Elle s'établit à travers une intonation, une expression faciale et le langage corporel: les ados (comme les adultes d'ailleurs) feraient donc mieux de communiquer davantage par téléphone ou en direct", nous confie Jess Hopkins, une coach de vie agréée qui travaille avec des jeunes à Los Angeles.

4. "Pourquoi est-ce que je ne rencontre personne?"

"Beaucoup de trentenaires voient leurs amis se marier et avoir des enfants, alors qu'eux-mêmes restent désespérément célibataires. Même si ces mariages ont lieu de plus en plus tard, la génération Y s'inquiète souvent de ne pas connaître la vie de couple ou tout simplement de ne pas s'y sentir prête", explique Rachel Kaez, psychologue établie à Chicago et fondatrice de All Along, un programme qui aide à mieux comprendre les problèmes de santé mentale et à trouver une thérapie adéquate.

5. "Je ne veux pas dépendre financièrement de mon/ma partenaire."

"La question pécuniaire est abordée par les jeunes couples que je reçois, surtout avant le mariage. Pour eux, l'argent est souvent synonyme de prise de contrôle ou de déséquilibre des pouvoirs, deux éléments considérés comme indésirables au sein d'une relation. Personne ne veut se sentir contrôlé, jugé ou dépendant financièrement. Il peut être très utile de définir précisément les attentes de chacun en termes financiers, d'envisager plusieurs scénarios (par exemple, comment le couple fonctionnerait-il si l'un restait à la maison tandis que l'autre travaillait?) et de fixer des limites. De nombreux couples trouvent plus pratique d'avoir leur propre compte bancaire, en plus d'un compte commun. Le plus important, c'est que chaque couple détermine ses objectifs et ce qui fonctionne le mieux pour lui", reprend Lizz Higgins.

6. "Je suis prêt.e à passer à la vitesse supérieure, mais pas mon/ma partenaire."

"J'ai entendu énormément de jeunes femmes se plaindre d'être prêtes pour une relation sérieuse tandis que leur copain persistait à faire la fête et jouer aux jeux vidéos. Elles se demandent s'il finira par grandir, si elles doivent rester avec lui et attendre qu'il se décide à changer et à leur accorder davantage d'attention, ou tout simplement passer à autre chose", conclut Joyce Morley, thérapeute conjugale à Decatur (Géorgie).

Cet article, publié à l'origine sur le HuffPost américain, a été traduit par Elisabeth Mol pour Fast For Word.

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L'Homme et son cerveau, par Catherine Morin

17 Janvier 2018 , Rédigé par c-p-p-sud Publié dans #Sujets et enjeux

Les connaissances scientifiques sur le cerveau ne cessent de progresser. Ces progrès remettent-ils en question la place des psychanalystes dans la prise en charge des maladies mentales ou neurologiques chroniques ? Quelles conséquences pour la pratique des uns et des autres ?

Ces questions se posent à ceux qui veulent travailler ensemble pour mieux traiter les troubles psychiques, les maladies neurologiques et mentales, et être à l’écoute de leurs patients. Comment penser les rapports entre psychanalyse, neurologie et neurosciences pour mieux soigner ?

C’est tout l’enjeu de ce livre qui précise les points de vue et les méthodes des neuro-scientifiques, des neurologues et des psychanalystes.

Pour un dialogue entre neurosciences et psychanalyse au bénéfice du patient.

Catherine Morin est neurologue et a travaillé de 1977 à 2010 comme chargée de recherches à l’Inserm dans le service de médecine physique et réadaptation de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris. Elle est membre de l’Association lacanienne internationale et de l’International Society of Neuropsychoanalysis. 

Feuilleter l'ouvrage :

https://www.odilejacob.fr/catalogue/sciences/neurosciences/homme-et-son-cerveau_9782738135322.php#

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Patients en situation irrégulière : Buzyn désavoue l'Agence régionale de santé de Paca

4 Janvier 2018 , Rédigé par c-p-p-sud Publié dans #Sujets et enjeux

Un article d'Eric Favereau paru dans Libération le 4 janvier 2018

Ladite agence demandait aux hôpitaux psychiatriques de participer au processus administratif de reconduite à la frontière des patients hospitalisés sans leur consentement.

Agnès Buzyn a tranché. Ce jeudi matin, la ministre de la Santé a désavoué l’Agence régionale de santé (ARS) de Provence-Alpes-Côte-d’Azur en lui demandant de retirer sur le champ la lettre directive qu’elle avait adressée aux directeurs d’hôpitaux psychiatriques de sa région. Dans ce courrier, l’agence leur demandait de participer aux notifications d’obligation de sortie du territoire des patients hospitalisés sans consentement qui se trouvent en situation irrégulière. L’initiative de l’ARS était pour le moins déroutante. D’autant que l’équilibre est toujours délicat entre le monde de la police et celui de la psychiatrie, surtout en matière d’ordre public.

Début décembre, la direction de l’ARS a pourtant adressé un courrier aux directeurs d’hôpitaux, à propos de la reconduite aux frontières des patients en situation irrégulière. «Pour prévenir l’ordre public, le suivi des hospitalisations sans consentement fait l’objet d’une attention particulière de la part des autorités préfectorales», écrit-elle. «Parmi les personnes prises en charge, et qui sont susceptibles de faire l’objet d’une levée de la mesure des soins sans consentement, quelques patients se trouvent en situation irrégulière et ont vocation à quitter le territoire national… Dans la mesure où ces patients sont pris en charge par vos équipes, je vous informe que mes services vous communiqueront en même temps l’arrêté préfectoral de levée des soins sans consentement, la décision de l’obligation de quitter le territoire ainsi qu’une notification à faire signer par le patient.»

L’ARS avait-elle reçu des pressions de la part de la préfecture ? On n’en sait rien. En tout cas, elle continue dans sa lettre : «Une fois signée, il vous appartiendra de renvoyer la notification à nos services dans les plus brefs délais… Dans le cas de refus de signature de l’intéressé, vous voudriez bien retourner à nos services la notification avec la mention refus de signer, contre signée par un cadre soignant. Je vous remercie pour votre coopération dans la mise en œuvre de cette procédure.»

Bref des demandes ahurissantes de la part d’une agence sanitaire. «Notre rôle est de soigner, non pas de regarder les papiers», dit le Dr Alain Mercuel qui préside la commission médicale d’établissement de l’hôpital Sainte Anne à Paris. Le 29 décembre, les deux syndicats importants de la psychiatrie publique avaient fortement réagi dans un communiqué commun : «Certaines ARS viennent de donner l’instruction aux établissements psychiatriques de faire signer sous contrôle des cadres de santé, pour une transmission aux préfectures, les notifications d’obligation de quitter le territoire pour des patients hospitalisés sous contrainte. Cette collusion entre des agences chargées de la santé et des décisions de police intérieure est regrettable.» Puis : «La consigne donnée aux personnels soignants de devenir des agents administratifs pour le compte du ministère de l’Intérieur est inacceptable… Nous n’avons pas l’intention de collaborer à de tels mélanges des genres... Nous appelons la ministre de la Santé à faire annuler ce type de directives.» Appel entendu.

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Un livre pour rêver, au moment de Noël

21 Décembre 2017 , Rédigé par c-p-p-sud

Contes de la nuit grecque

d'Anna Angelopoulos

chez José Corti

Voici la première traduction en français d’un vaste corpus varié de plus de cinquante contes grecs de transmission orale issus de toutes les régions hellénophones. Ils viennent pour bon nombre d’entre eux de sources inédites. Anna Angelopoulos est connue pour avoir établi l’édition du Catalogue raisonné du conte grec, elle était donc la mieux à même de réaliser cette anthologie.

Les contes merveilleux qui représentent la majorité des textes de ce recueil très varié sont des récits mythiques qui entretiennent souvent un lien narratif et sémantique avec les mythes de l’antiquité grecque. En même temps, ces contes s’articulent autour de différents thèmes qui mettent en valeur certaines problématiques archaïques souvent refoulées. Ils tournent fréquemment autour de la question de l’initiation de la jeune fille ou du jeune homme, et notamment l’initiation amoureuse. En Grèce, il n’a y a pas eu un Perrault ou une Madame d’Aulnoy pour réécrire et reformuler les récits populaires. On a souvent l’impression que le conteur est plus libre dans son expression orale, moins soumis à la censure du genre écrit.

Les contes populaires grecs, tout en faisant partie de cette grande famille de récits que l’on rencontre de l’Europe jusqu’à l’Inde, présentent avec les autres contes des Balkans des spécificités que l’on retrouve aussi dans les pays de langue arabe et de langue turque. Nous sommes là en Méditerranée orientale dans un espace propice aux transformations mythiques dans un lieu de passage où l’on peut suivre le parcours des récits qui voyagent, comme ils l’ont toujours fait, d’un endroit à l’autre.

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