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Association Consultations Psychologiques de Paris-sud
Articles récents

Documentaire "Comme elle vient" de Swen de Pauw

10 Janvier 2019 , Rédigé par c-p-p-sud Publié dans #Cinéma

Après le document "Le divan du Monde" (2015), voici un second film qui sort en salles le 9 janvier sur le psychiatre et psychanalyste Georges Federmann.

Le "Divan du Monde" montrait un psychiatre et psychanalyste de Strasbourg qui ouvrait sa porte aux réfugiés et aux sdf, qui n'étaient pas reçus dans les circuits de soins.

Georges Federmann

           Dans ce documentaire filmé en face à face, à l’aube de la retraite, au cœur d’une nuit de janvier, Georges Federmann se confie.

           Dans un entretien enregistré à son domicile, face à la caméra 16mm, le psychiatre n’écoute plus : il parle, il pense. Il n’accompagne plus le patient, mais le spectateur, dans sa réflexion débordante.

          En racontant sa vie, ses passions, ses luttes et ses déceptions, il perpétue son combat humaniste pour ceux qui n’ont plus la force ou le verbe de le faire.

 

Sur le site du producteur, des témoignages sont cités, en voici une parcelle, provenant d'une médecin généraliste, Dominique Dupagne :


            " Pour un médecin, ce reportage est profondément déstabilisant. L’analyse de Georges Federmann interroge sur notre propre pratique.

            Qu’est-ce qui motive réellement notre exercice ? Que faisons-nous pour honorer le serment que nous avons prêté en soutenant notre thèse ?

          Chacun aura une réponse différente, mais visionner "Comme elle vient" est une piqûre de rappel, une claque salutaire qui peut réveiller notre conscience. Mais cette conscience ne devrait-elle pas être éveillée dès notre formation ? Et d’ailleurs, la piqûre initiale a-t-elle vraiment été réalisée ? Quelle faculté de médecine consacre ne serait-ce qu’une heure à ces réalités ? Il faut donner à voir Comme elle vient à tous les étudiants en médecine dans le cadre de l’enseignement de l’éthique médicale. Il faut que chaque médecin le regarde au moins une fois dans sa vie. "

Vous pouvez lire ces témoignages ici :

http://www.projectile.eu/comme-elle-vient/

Mais surtout aller en salles voir ce film et en parler autour de vous

 

 

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Avenir de la pédopsychiatrie : une « catastrophe annoncée » ?

7 Janvier 2019 , Rédigé par c-p-p-sud Publié dans #Actualités

Article paru dans le Journal International de Médecine :    https://www.jim.fr

Depuis dix ans, à intervalles réguliers, professionnels et institutions dénoncent le naufrage de la pédopsychiatrie française… sans qu’aucune autorité ne propose de mesures fortes pour y remédier. 

Il y a quelques semaines, le Défenseur des enfants, Geneviève Avenard tirait à son tour la sonnette d’alarme avec un rapport, qui mettait en évidence les difficultés majeures de cette discipline.

Pour faire un point sur l’avenir de la pédopsychiatrie et évoquer les pistes d’amélioration, le JIM est allé à sa rencontre.

Interview de Geneviève Avenard, Defenseur des enfants,

adjointe du défenseur des droits

Résumé :

Pour visionner l'interview en totalité (11') :

https://www.jim.fr/jim_tv/videos/e-docs/avenir_de_la_pedopsychiatrie_une_catastrophe_annoncee__174945/document_jim_tube.phtml

 

Notez :

Manifestation nationale de la psychiatrie publique

Samedi 22 Janvier 2019   à Paris Place de la République à 11h

 

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Manifestation nationale "la psy en sandwich" à Paris

4 Janvier 2019 , Rédigé par c-p-p-sud

Manifestation nationale de la psychiatrie publique le 22 janvier 2019 à l'appel du collectif "Pinel en Lutte" qui se bat depuis des mois pour des soins psychiques de qualité, pour les patients et leurs proches.

Lieu : Paris Place de la République à 11h00

Soutenons tous ensemble un réel service public pour la psychiatrie

Inventons ce que doivent être un accueil digne tissé d'hospitalité pour les personnes en souffrance et une dignité pour celles et ceux qui les accompagnent au quotidien, parents et proches, professionnels et citoyens.

On ne veut plus enfermer, attacher, contraindre comme cela se pratique toujours plus. On ne veut plus être enfermés, attachés, contraints, peu écouté et avec pour seule perspective convenable « d’être normalisés » et médicamentés. Nous ne voulons plus être honteux et indignes de « traiter » nos concitoyens de la sorte. Nous ne voulons plus avoir honte d’être soignés en psychiatrie et d’avoir notre dignité bafouée par les logiques économiques et rentabilistes des services publics.

Sur l'isolement, la contention, lisez ici :

http://www.cglpl.fr/2016/isolement-et-contention-dans-les-etablissements-de-sante-mentale/

 

Pour accéder à l'ensemble du dossier :

https://blogs.mediapart.fr/67487/blog/241218/manifestation-nationale-la-psy-en-sandwich-mardi-22-janvier-2019-paris

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Citation du jour

17 Décembre 2018 , Rédigé par c-p-p-sud Publié dans #Citation du jour

On ne met pas son passé dans sa poche

il faut avoir une maison pour l'y ranger

Jean-Paul Sartre

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Un Français qui travaille sur 5 présente un risque de trouble psychique

3 Décembre 2018 , Rédigé par c-p-p-sud Publié dans #Actualités, #Sujets et enjeux

D'après une enquête publiée ce lundi 26 novembre sur le Huffington post, 22% des employés français présentent une détresse "orientant vers un trouble mental".

Selon une étude de la Fondation Pierre Deniker présentée ce lundi 26 novembre au Cese (Conseil économique, social et environnemental), un Français actif sur cinq (22%) présente une détresse "orientant vers un trouble mental" et les facteurs de risques psychosociaux au travail influent fortement, notamment le déséquilibre entre  vie professionnelle et vie personnelle.

La question des troubles psychiques au travail "constitue un véritable enjeu de santé publique", souligne cette fondation pour la recherche et la prévention en santé mentale, créée en 2007, en plaidant pour une "politique d'évaluation et de prévention" chez les actifs.

Selon l'enquête dévoilée au Conseil économique, social et environnemental , réalisée avec Ipsos et dont les données ont été analysées avec l'appui du Conservatoire national des arts et métiers (Cnam), la proportion d'actifs présentant un risque de trouble psychique est plus importante chez les femmes (26%) que chez les hommes (19%).

La prévalence est aussi plus élevée parmi les actifs travaillant plus de 50 heures par semaine (35% contre 21%), ceux sans bureau fixe (33% contre 22%), les personnes ayant un revenu annuel inférieur à 15.000 euros (30%), celles passant plus d'une heure et demie dans les transports (28%) et chez les actifs aidants de personnes handicapées ou en perte d'autonomie (28%).

Le poids des facteurs dans l'équilibre vie professionnelle/vie privée

En croisant l'évaluation de la détresse psychique avec l'exposition aux facteurs de risques psychosociaux -travail valorisant ou non, solidarité entre collègues, soutien de la hiérarchie, harcèlement, confiance en l'avenir professionnel...-, l'étude a identifié le poids des principaux facteurs, au premier rang desquels l'équilibre vie professionnelle / vie personnelle, qui est le "plus impactant".

45% des actifs qui déclarent ne pas parvenir à mener de front les deux (15% des personnes interrogées) "présentent un haut risque de trouble psychique" contre 18% de ceux qui y parviennent, selon l'étude.

Le poids des différents facteurs varie selon les profils. Pour les salariés, travail valorisant, solidarité entre collègues et communication au travail comptent le plus. Pour les indépendants, c'est la confiance en l'avenir professionnel.

Par sexe, pour les femmes, l'importance d'avoir un travail valorisant influe davantage (46% de celles qui ne se sentent pas utiles présentent une détresse contre 20%). Pour les hommes, c'est la solidarité au travail (33% de ceux qui ne peuvent pas compter sur leurs collègues sont à haut risque contre 13%).

Sur la base de ces résultats, la Fondation Pierre Deniker en appelle aux pouvoirs publics pour "investiguer les liens de causalité entre troubles mentaux et facteurs de risques psychosociaux". "Nous devons impérativement constituer des cohortes de plusieurs dizaines de milliers de personnes" pour disposer de données scientifiques, plaide le Professeur Raphaël Gaillard, président de la fondation et chef de pôle au sein du centre hospitalier Sainte-Anne à Paris.

L'enquête a été réalisée en ligne du 27 février au 6 mars auprès d'un échantillon représentatif de 3.200 actifs français selon la méthode des quotas.

https://www.huffingtonpost.fr/

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Sortie du film "La faim des fous", de Franck Seuret

19 Septembre 2018 , Rédigé par c-p-p-sud Publié dans #Cinéma

Si durant la seconde guerre mondiale, il n'y a pas eu en France

(à la différence de l'Allemagne) de volonté d'extermination des malades mentaux,

il y a pourtant eu entre 1940 et 1944 45000 morts de malades mentaux, morts de faim,

en France.

              

              Franck Seuret s'est fait ouvrir les portes et les archives d'hôpitaux psychiatriques, notamment celui de Clermont de l'Oise.

 

Trois premières projections sont programmées :

- le samedi 22 septembre au cinéma de Clermont de l'Oise, à 17h

- le mardi 2 octobre, au cinéma Utopia, à Montpellier, à 20h

- le mercredi 10 octobre, au Mémorial de Caen, à 19 h

D'autres projections suivront, puis ce documentaire sera disponible sur internet en 2019

Vous pouvez accéder à l'article du Courrier Picard ici :

https://www.facebook.com/pg/lafaimdesfous/photos/?tab=album&album_id=2006038106353094

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Chroniques du travail aliéné, de Lisa Gaignard

25 Mars 2018 , Rédigé par c-p-p-sud Publié dans #Sujets et enjeux

Clinique de la violence du travail et des effets sur la personne :

De 2007 à 2014, Lise Gaignard, psychologue du travail et psychanalyste, et Fabienne Bardot, médecin du travail, ont rédigé plusieurs dizaines de chroniques pour Alternative libertaire. Signés Marie-Louise Michel et Aline Torterat, ces récits à la première personne, tirés de situations réelles, dépeignent sans artifice la violence du travail à l’ère néolibérale. Ils sont aujourd’hui réunis et présentés

                                                         par les éditions D’une.

« Ce livre parle de notre voisin de palier, de la femme au comptoir ou derrière le guichet  ; il parle de nous, de notre monde ordinaire, avec nos mots, ceux de tous les jours. Des mots qui ne prennent pas de gants, directs sur ce monde banal et cruel. Rien de spectaculaire, rien que l’ordinaire. Mais des drames, des gens qui craquent ou qui meurent, sans que ralentisse le cirque infernal, “comme si de rien”.

Ceux qui parlent, d’ailleurs, étaient à fond dans le circuit, jusqu’au pépin… Quelque chose est arrivé qui les a mis hors course, les yeux dessillés. C’est ce moment de la prise de conscience, quand ils envisagent leur compromission dans le système néolibéral à s’en rendre malade, que Lise Gaignard saisit ici sur le vif. » extrait de la préface de Pascale Molinier

 

Lisez une chronique du travail aliéné :

Josette, cheffe d’établissement remplaçante dans le secteur postal

Les Chroniques du travail aliéné, par Marie Louise Michel, psychologue du travail

Début mars, j’ai eu la grippe. Et quand je suis revenue de mon arrêt-maladie, j’ai perdu pied. Je ne peux plus travailler, je ne sais pas ce qui s’est passé, je n’arrive plus à prendre les choses du bon côté. Avant, j’étais cheffe d’établissement remplaçante. La boîte pouvait me féliciter, j’ai tout fait comme un bon petit soldat pendant quinze ans.

Des exploits : j’ai fait passer la pilule des restructurations à toutes les organisations syndicales ! Mes chefs ne comprennent pas pourquoi ça ne va plus. Tout me semble difficile, ils m’ont mise conseillère commerciale pour les professionnel-le-s. Mon poste de volante n’existe plus.

Ce n’est pourtant pas difficile, le commercial. Mais il faut quand même appeler un à un les coiffeuses ou les boulangers pour leur proposer de distribuer leurs pubs dans les boîtes aux lettres, on appelle ça « leur proposer des solutions courrier », le plus dur est de les décider à nous rencontrer. Évidemment on les dérange ; alors ils raccrochent, elles nous envoient balader.

Depuis que je suis rentrée d’arrêt-maladie, faire ce genre de boulot, ça me semble une montagne. Je ne suis plus du tout motivée… Il faut dire que les conseillers financiers sont commissionnés, alors que le conseiller commercial, rien du tout. C’est ingrat. Et je ne suis pas la seule à vouloir arrêter ce travail, c’est la valse des responsables clientèle.

Responsable d’établissement, j’ai fait au mieux, j’étais « dans la ligne du parti », on va dire… Et je me retrouve à faire du phoning comme une bleue, sous les ordres d’un petit chef de 30 ans, pas très compétent mais très bien vu... J’aurais été plus efficace que lui à ce poste, mais ils préfèrent les jeunes. En fait ça ne sert à rien de les avoir servis pendant tout ce temps. Pas de récompense…

Comme ils voient bien que je ne suis pas au top, ils m’ont poussée à m’arrêter en longue durée. Je vois bien qu’ils ont envie de m’oublier… Encore sept ans avant la retraite. C’est long si je ne peux plus me vendre. Je suis toute seule, je ne sais pas ce que je vais devenir. Je ne veux plus me faire avoir. En même temps, me syndiquer, ce n’est même pas la peine d’y penser : je suis grillée dans la région, après tout ce que je leur ai fait avaler !

  • Seul le prénom est modifié, le reste est authentique.

Il est possible de lire quelques autres chroniques sur le site d'Alternatives libertaires:

http://alternativelibertaire.org/?Les-Chroniques-du-travail-aliene,6578

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4è plan autisme : La science au cœur de la politique publique de l’autisme ?

19 Mars 2018 , Rédigé par c-p-p-sud Publié dans #Sujets et enjeux, #autisme

                    L’annonce par le Président de la République du 4ème plan autisme, initialement prévue mi-mars, a été reportée à début avril. Les discussions sur les grandes orientations ne sont donc probablement pas terminées et les derniers arbitrages auront certainement lieu dans les jours qui viennent.

Dans cette attente, Patrick Sadoun Président du RAAHP (Rassemblement pour une Approche des Autismes humaniste et plurielle) écrit une chronique parue dans Mediapart le 18/03/2018

Rassemblement

pour une approche des autismes humaniste et plurielle                      La science au cœur de la politique publique de l’autisme ?


                    "Vivant sur les idées fausses sur l'autisme, notre société continue de caricaturer. C'en est assez!
Avec Emmanuel Macron, nous voulons remettre la science au cœur de la politique publique de l'autisme", a déclaré le 14 mars 2018 Sophie Cluzel, secrétaire d'État en charge du Handicap, à propos du 4 ème plan autisme.
                      L’intention est louable. Malheureusement il n’existe pas encore de vérité scientifique sur l’origine de l’autisme. Malgré des sommes non négligeables investies dans la recherche un peu partout dans le monde on ne dispose aujourd’hui d’aucun marqueur biologique, génétique ou d’imagerie médicale pour poser le diagnostic d’autisme. Il serait donc sage de considérer les différentes théories sur cette question comme de simples hypothèses de travail. Certes certaines sont assez farfelues, voire dangereuses (comme celle qui rendent le vaccin ROR ou le gluten et la caséine responsables de l’autisme), d’autres (comme les pistes neurodéveloppementales ou pluri-géniques) semblent bien plus plausibles mais un esprit scientifique ne devrait pas se contenter de présomptions de preuves.
                    D’autant plus que, vue l’extension actuelle du champ des troubles du spectre autistique, il est peu probable que toutes les formes d’autisme aient la même origine.
                  Cependant on ne peut pas attendre qu’une « vérité » scientifique soit établie et reconnue pour accueillir et accompagner les centaines de milliers de personnes et de familles
concernées. Le principal scandale de la politique de l’autisme en France c’est justement
l’absence de toute réponse des pouvoirs publics aux innombrables familles qui doivent porter
seules les enfants, les adolescents et surtout les adultes les plus sévèrement affectés par ces
troubles.
                   Par ailleurs il est parfaitement légitime que les pouvoirs publics soient soucieux de l’évaluation de la qualité des interventions auprès de nos enfants. Ainsi l’évaluation des 28 centres expérimentaux financés à grand frais sur les deniers publics pendant de nombreuses annéess’est avérée très décevante. Les méthodes de conditionnement utilisées dans ces
établissements, outre la question éthique et celle d’un coût 2 à 4 fois supérieur aux
établissements classiques, sont bien loin d’avoir tenu la promesse initiale de « guérison » d’un
autiste sur deux.

                   Ces méthodes prétendaient pourtant être prouvées scientifiquement. Certes la Haute Autorité de Santé, dans ses recommandations de 2012, ne leur avait pas accordé le grade A.Mais aucune autre n’avait obtenu ce grade supérieur, conféré uniquement à des vérités scientifiques établies.
                   La science ne peut donc malheureusement pas, à l’heure actuelle, nous indiquer la meilleure façon de s’y prendre avec une personne autiste pour l’aider à s’ouvrir aux autres et au monde, à progresser et à s’épanouir. Et pourtant c’est la question la plus importante pour tout parent.
                  De même nous tenons tous à ce que la qualité de l’accueil dans les différents établissements ou services soit régulièrement évaluée. Mais ce qui nous importe le plus c’est la réalité quotidienne que vivent nos enfants avec les professionnels qui en prennent soin et pas les références théoriques qui leur servent plus ou moins de repère dans leur pratique. C’est là le sens des indicateurs de qualité proposés par le RAAHP dans le cadre de la préparation du 4ème plan autisme.

                   Alors que la science n’est pas encore en mesure de répondre aux questions essentielles de l’origine des autismes et qu’elle n’a validé sérieusement aucune démarche pour soutenir et aider à progresser les personnes autistes, il serait illusoire et dangereux de lui demander ce qu’elle ne peut pas donner. Cela favoriserait le dogmatisme de ceux qui, tournant le dos aux réalités, prétendent détenir une vérité unique et universelle et cela relancerait des guerres de religions stériles et destructrices. Ce serait aussi contraire à l’esprit du président Macron qui, dans son intervention à l’Elysée pour le lancement du 4 ème plan, avait clairement souligné sa volonté d’ouverture, de pragmatisme et d’apaisement.

Patrick Sadoun Président du RAAHP

Le site du RAAHP :

https://www.autismes.info/

 

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Itinéraire d'une enfant maltraitée par Liliane Zylbersztejn

19 Mars 2018 , Rédigé par c-p-p-sud Publié dans #Sujets et enjeux

Itinéraire d'une enfant maltraitée
La haine, l'amour, la vie

 

               Lidia, petite fille juive ayant échappé à la persécution nazie, est victime de maltraitance, après la guerre, au sein de sa propre famille. Sa seule liberté sera de s'opposer. Ce livre retrace avec une émotion bouleversante ce témoignage de vie.

               C'est en travaillant au souvenir de sa propre histoire et à partir de cas de patients que Liliane Zylbersztejn explore ce moyen de défense psychique nommé la haine salvatrice.

             « La haine m'a été nécessaire. Elle était le seul moyen d'échapper à la position de victime. » Mais comment aller au-delà pour s'accomplir et vivre dans l'amour ?

Reconnaître ce système de protection peut aider à faire la paix avec un passé douloureux et ainsi s'en libérer.

Un témoignage d'une grande sincérité sur les mécanismes de survie et les moyens de lutter contre les maltraitances.

Liliane Zylbersztejn est psychanalyste et psychodramatiste, elle a enseigné à l'université Paris-Vil. Née en 1938, elle a évité la déportation et a échappé à la violence nazie. Elle vit actuellement à Paris.

Ce livre concourt pour le prix Oedipe des libraires 2018

Vous pouvez visionner une interview de l'auteure sur le site d'Oedipe :

http://www.oedipe.org/prixoedipe/2018

 

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Le grand imbroglio de l’autisme

19 Février 2018 , Rédigé par c-p-p-sud Publié dans #Sujets et enjeux, #thérapeutiques, #autisme

Livre de Claude Wacjman paru aux Éditions du Champ social.

 

Présentation de l'ouvrage : L’argument que l’on oppose à la prise en charge de l’autisme, institutionnelle ou inspirée des méthodes psychanalytiques, est son obsolescence, somme toute assez récente. L’application de ces méthodes, depuis l’immédiate après-guerre à la moitié du vingtième siècle, les fait qualifier de méthodes dépassées occasionnant un retard de quarante, voire maintenant de cinquante ans en France dans le traitement de l’autisme. Ces vieilles méthodes n’auraient donc eu qu’une dizaine d’années d’actualité et de pertinence. On s’est rendu compte de cela qu’il n’y a que peu de temps. Un lobby politisé instaure l’exigence de réduire ce retard conséquent en mettant sur le devant de la scène l’application des « méthodes qui marchent » pour les enfants concernés, probantes dans d’autres pays qui ne connaissent pas ce retard dans le traitement de l’autisme (Amérique du nord et certains pays du nord de l’Europe).

C’est d’une lutte idéologique dont il s’agit, impliquant des méthodes du conditionnement pédagogique contre la psychanalyse, dans les dispositifs médico-sociaux et sanitaires, qui sont administrativement scindés en France. Par l’étude des représentations sociales, dans différents types de médias, je montre comment cette opposition s’est construite en s’appuyant sur des poncifs, des approximations et des inexactitudes. Les slogans qui les expriment font florès dans un cadre militant dont une grande partie s’exprime par un véritable combat contre la psychanalyse mené par des lobbies politisés.

Lire le Sommaire et l'introduction ici :

http://www.champsocial.com/extrait-Le_grand_imbroglio_de_l_autisme,1024.pdf

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