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Association Consultations Psychologiques de Paris-sud
Articles récents

Le Printemps de la Psychiatrie

27 Février 2019 , Rédigé par c-p-p-sud Publié dans #Actualités

Pour un renouveau des soins psychiques

La psychiatrie et la pédopsychiatrie n’en peuvent plus. Depuis déjà plusieurs décennies, ceux qui les font vivre ne cessent de dénoncer leur désagrégation et de lutter contre le déclin dramatique des façons d’accueillir et de soigner les personnes qui vivent au cours de leur existence une précarité psychique douloureuse. En vain le plus souvent. Ce qui est en crise, c’est notre hospitalité, l’attention primordiale accordée à chacun et à un soin psychique cousu-main, à rebours du traitement prêt-à-porter standardisé qui se veut toujours plus actuel.

Lire la suite de ce manifeste :       https://printempsdelapsychiatrie.org/

Ce Manifeste a été été diffusé à la veille de la Manifestation du 22 janvier « Journée nationale de la psychiatrie ». Il est proposé à la signature de chacune et chacun. Il est un appel à réinventer une psychiatrie émancipatrice du sujet.

Suite à la manifestation 22 janvier Pour une psychiatrie accueillante,  il est prévu

un mouvement à Paris le 21 Mars :

Printemps de la Psychiatrie

Le printemps de la psychiatrie est écologique : il prône une psychiatrie « raisonnée », respectueuse de l’environnement des personnes et de la société ; il est adepte des circuits courts et des soins de proximité. Le printemps de la psychiatrie milite pour une recherche publique, transparente, sans conflits d’intérêts et plurielle. Le printemps de la psychiatrie ne durera pas qu’une saison, il s’inscrit dans le temps long des semences et des récoltes. Le printemps de la psychiatrie aspire à être un printemps de la santé et du social. Un printemps de la société.

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Soins palliatifs : un livre : Les patients au coeur

24 Février 2019 , Rédigé par c-p-p-sud Publié dans #Actualités

Claire Fourcade nous livre un second ouvrage sur la vie dans un service de soins palliatifs :

 

 

       

        Quand le poids de la maladie vient peser sur un de ses membres, c'est tout le complexe et fragile édifice familial qui en est ébranlé et qui, suspendu à un fil se met à balancer et perd son équilibre.


         Dans son ouvrage basé sur des histoires de patients et des témoignages de soignants, l'auteur affirme :" si nous n'essayons pas de voir l'ensemble du mobile, si nous n'essayons pas de comprendre la nature des liens qui lient le patient à ses proches, si nous n'essayons pas de connaître ces familles alors, pour une large part, nous perdrons notre temps et notre énergie. Nos patients n'existent pas «seuls».

        Si nous voulons les connaître et les accompagner au plus juste, nous devons élargir notre regard. Peut-être permettrons-nous aussi à ces familles-mobiles, quand la bourrasque aura passée, de retrouver un nouvel équilibre ".


         Un beau témoignage pour raconter la vie. Celle des patients et de leurs proches mais aussi celle des soignants qui tentent d'être là, le mieux possible, tant que dure cette vie.

        Une preuve bouleversante de l'extension du domaine des possibles, voilà l'histoire singulière des soins palliatifs au 4ème sud, à Narbonne, (Bureaux de l'équipe mobile de soins palliatifs, 4e étage, aile sud de la clinique).

         Claire Fourcade est médecin. Elle dirige une équipe de soins palliatifs dans la région de Narbonne. Elle a publié en 2011 chez Bayard : Mille et une vies en soins palliatif

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Qui parle au nom des autistes ?

29 Janvier 2019 , Rédigé par c-p-p-sud Publié dans #Sujets et enjeux, #autisme

Docteur BB, pédopsychiatre, pose la question de qui s’exprime, de quelle place, avec quelle légitimité scientifique ou institutionnelle, avec quel recul par rapport à son « expertise », et quels conflits d’intérêt, sur la prise en charge de l'autisme.

photo : AMELIE-BENOIST / BSIP

Le dernier plan autisme de 2018  revendique de 

« remettre la science au cœur de la politique de l'autisme ».

Ce médecin interroge au niveau clinique, sociétal, politique, la question de l'autisme, ou plutôt des autismes, des autistes, des sans voix, oubliés jusqu'aux "hauts niveaux", médiatisés.

 

 

A lire sur le site de Politis :

https://www.politis.fr/blogs/2019/01/qui-parle-au-nom-des-autistes-34352/

 

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Documentaire "Comme elle vient" de Swen de Pauw

10 Janvier 2019 , Rédigé par c-p-p-sud Publié dans #Cinéma

Après le document "Le divan du Monde" (2015), voici un second film qui sort en salles le 9 janvier sur le psychiatre et psychanalyste Georges Federmann.

Le "Divan du Monde" montrait un psychiatre et psychanalyste de Strasbourg qui ouvrait sa porte aux réfugiés et aux sdf, qui n'étaient pas reçus dans les circuits de soins.

Georges Federmann

           Dans ce documentaire filmé en face à face, à l’aube de la retraite, au cœur d’une nuit de janvier, Georges Federmann se confie.

           Dans un entretien enregistré à son domicile, face à la caméra 16mm, le psychiatre n’écoute plus : il parle, il pense. Il n’accompagne plus le patient, mais le spectateur, dans sa réflexion débordante.

          En racontant sa vie, ses passions, ses luttes et ses déceptions, il perpétue son combat humaniste pour ceux qui n’ont plus la force ou le verbe de le faire.

 

Sur le site du producteur, des témoignages sont cités, en voici une parcelle, provenant d'une médecin généraliste, Dominique Dupagne :


            " Pour un médecin, ce reportage est profondément déstabilisant. L’analyse de Georges Federmann interroge sur notre propre pratique.

            Qu’est-ce qui motive réellement notre exercice ? Que faisons-nous pour honorer le serment que nous avons prêté en soutenant notre thèse ?

          Chacun aura une réponse différente, mais visionner "Comme elle vient" est une piqûre de rappel, une claque salutaire qui peut réveiller notre conscience. Mais cette conscience ne devrait-elle pas être éveillée dès notre formation ? Et d’ailleurs, la piqûre initiale a-t-elle vraiment été réalisée ? Quelle faculté de médecine consacre ne serait-ce qu’une heure à ces réalités ? Il faut donner à voir Comme elle vient à tous les étudiants en médecine dans le cadre de l’enseignement de l’éthique médicale. Il faut que chaque médecin le regarde au moins une fois dans sa vie. "

Vous pouvez lire ces témoignages ici :

http://www.projectile.eu/comme-elle-vient/

Mais surtout aller en salles voir ce film et en parler autour de vous

 

 

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Avenir de la pédopsychiatrie : une « catastrophe annoncée » ?

7 Janvier 2019 , Rédigé par c-p-p-sud Publié dans #Actualités

Article paru dans le Journal International de Médecine :    https://www.jim.fr

Depuis dix ans, à intervalles réguliers, professionnels et institutions dénoncent le naufrage de la pédopsychiatrie française… sans qu’aucune autorité ne propose de mesures fortes pour y remédier. 

Il y a quelques semaines, le Défenseur des enfants, Geneviève Avenard tirait à son tour la sonnette d’alarme avec un rapport, qui mettait en évidence les difficultés majeures de cette discipline.

Pour faire un point sur l’avenir de la pédopsychiatrie et évoquer les pistes d’amélioration, le JIM est allé à sa rencontre.

Interview de Geneviève Avenard, Defenseur des enfants,

adjointe du défenseur des droits

Résumé :

Pour visionner l'interview en totalité (11') :

https://www.jim.fr/jim_tv/videos/e-docs/avenir_de_la_pedopsychiatrie_une_catastrophe_annoncee__174945/document_jim_tube.phtml

 

Notez :

Manifestation nationale de la psychiatrie publique

Samedi 22 Janvier 2019   à Paris Place de la République à 11h

 

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Manifestation nationale "la psy en sandwich" à Paris

4 Janvier 2019 , Rédigé par c-p-p-sud

Manifestation nationale de la psychiatrie publique le 22 janvier 2019 à l'appel du collectif "Pinel en Lutte" qui se bat depuis des mois pour des soins psychiques de qualité, pour les patients et leurs proches.

Lieu : Paris Place de la République à 11h00

Soutenons tous ensemble un réel service public pour la psychiatrie

Inventons ce que doivent être un accueil digne tissé d'hospitalité pour les personnes en souffrance et une dignité pour celles et ceux qui les accompagnent au quotidien, parents et proches, professionnels et citoyens.

On ne veut plus enfermer, attacher, contraindre comme cela se pratique toujours plus. On ne veut plus être enfermés, attachés, contraints, peu écouté et avec pour seule perspective convenable « d’être normalisés » et médicamentés. Nous ne voulons plus être honteux et indignes de « traiter » nos concitoyens de la sorte. Nous ne voulons plus avoir honte d’être soignés en psychiatrie et d’avoir notre dignité bafouée par les logiques économiques et rentabilistes des services publics.

Sur l'isolement, la contention, lisez ici :

http://www.cglpl.fr/2016/isolement-et-contention-dans-les-etablissements-de-sante-mentale/

 

Pour accéder à l'ensemble du dossier :

https://blogs.mediapart.fr/67487/blog/241218/manifestation-nationale-la-psy-en-sandwich-mardi-22-janvier-2019-paris

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Citation du jour

17 Décembre 2018 , Rédigé par c-p-p-sud Publié dans #Citation du jour

On ne met pas son passé dans sa poche

il faut avoir une maison pour l'y ranger

Jean-Paul Sartre

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Un Français qui travaille sur 5 présente un risque de trouble psychique

3 Décembre 2018 , Rédigé par c-p-p-sud Publié dans #Actualités, #Sujets et enjeux

D'après une enquête publiée ce lundi 26 novembre sur le Huffington post, 22% des employés français présentent une détresse "orientant vers un trouble mental".

Selon une étude de la Fondation Pierre Deniker présentée ce lundi 26 novembre au Cese (Conseil économique, social et environnemental), un Français actif sur cinq (22%) présente une détresse "orientant vers un trouble mental" et les facteurs de risques psychosociaux au travail influent fortement, notamment le déséquilibre entre  vie professionnelle et vie personnelle.

La question des troubles psychiques au travail "constitue un véritable enjeu de santé publique", souligne cette fondation pour la recherche et la prévention en santé mentale, créée en 2007, en plaidant pour une "politique d'évaluation et de prévention" chez les actifs.

Selon l'enquête dévoilée au Conseil économique, social et environnemental , réalisée avec Ipsos et dont les données ont été analysées avec l'appui du Conservatoire national des arts et métiers (Cnam), la proportion d'actifs présentant un risque de trouble psychique est plus importante chez les femmes (26%) que chez les hommes (19%).

La prévalence est aussi plus élevée parmi les actifs travaillant plus de 50 heures par semaine (35% contre 21%), ceux sans bureau fixe (33% contre 22%), les personnes ayant un revenu annuel inférieur à 15.000 euros (30%), celles passant plus d'une heure et demie dans les transports (28%) et chez les actifs aidants de personnes handicapées ou en perte d'autonomie (28%).

Le poids des facteurs dans l'équilibre vie professionnelle/vie privée

En croisant l'évaluation de la détresse psychique avec l'exposition aux facteurs de risques psychosociaux -travail valorisant ou non, solidarité entre collègues, soutien de la hiérarchie, harcèlement, confiance en l'avenir professionnel...-, l'étude a identifié le poids des principaux facteurs, au premier rang desquels l'équilibre vie professionnelle / vie personnelle, qui est le "plus impactant".

45% des actifs qui déclarent ne pas parvenir à mener de front les deux (15% des personnes interrogées) "présentent un haut risque de trouble psychique" contre 18% de ceux qui y parviennent, selon l'étude.

Le poids des différents facteurs varie selon les profils. Pour les salariés, travail valorisant, solidarité entre collègues et communication au travail comptent le plus. Pour les indépendants, c'est la confiance en l'avenir professionnel.

Par sexe, pour les femmes, l'importance d'avoir un travail valorisant influe davantage (46% de celles qui ne se sentent pas utiles présentent une détresse contre 20%). Pour les hommes, c'est la solidarité au travail (33% de ceux qui ne peuvent pas compter sur leurs collègues sont à haut risque contre 13%).

Sur la base de ces résultats, la Fondation Pierre Deniker en appelle aux pouvoirs publics pour "investiguer les liens de causalité entre troubles mentaux et facteurs de risques psychosociaux". "Nous devons impérativement constituer des cohortes de plusieurs dizaines de milliers de personnes" pour disposer de données scientifiques, plaide le Professeur Raphaël Gaillard, président de la fondation et chef de pôle au sein du centre hospitalier Sainte-Anne à Paris.

L'enquête a été réalisée en ligne du 27 février au 6 mars auprès d'un échantillon représentatif de 3.200 actifs français selon la méthode des quotas.

https://www.huffingtonpost.fr/

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Sortie du film "La faim des fous", de Franck Seuret

19 Septembre 2018 , Rédigé par c-p-p-sud Publié dans #Cinéma

Si durant la seconde guerre mondiale, il n'y a pas eu en France

(à la différence de l'Allemagne) de volonté d'extermination des malades mentaux,

il y a pourtant eu entre 1940 et 1944 45000 morts de malades mentaux, morts de faim,

en France.

              

              Franck Seuret s'est fait ouvrir les portes et les archives d'hôpitaux psychiatriques, notamment celui de Clermont de l'Oise.

 

Trois premières projections sont programmées :

- le samedi 22 septembre au cinéma de Clermont de l'Oise, à 17h

- le mardi 2 octobre, au cinéma Utopia, à Montpellier, à 20h

- le mercredi 10 octobre, au Mémorial de Caen, à 19 h

D'autres projections suivront, puis ce documentaire sera disponible sur internet en 2019

Vous pouvez accéder à l'article du Courrier Picard ici :

https://www.facebook.com/pg/lafaimdesfous/photos/?tab=album&album_id=2006038106353094

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Chroniques du travail aliéné, de Lisa Gaignard

25 Mars 2018 , Rédigé par c-p-p-sud Publié dans #Sujets et enjeux

Clinique de la violence du travail et des effets sur la personne :

De 2007 à 2014, Lise Gaignard, psychologue du travail et psychanalyste, et Fabienne Bardot, médecin du travail, ont rédigé plusieurs dizaines de chroniques pour Alternative libertaire. Signés Marie-Louise Michel et Aline Torterat, ces récits à la première personne, tirés de situations réelles, dépeignent sans artifice la violence du travail à l’ère néolibérale. Ils sont aujourd’hui réunis et présentés

                                                         par les éditions D’une.

« Ce livre parle de notre voisin de palier, de la femme au comptoir ou derrière le guichet  ; il parle de nous, de notre monde ordinaire, avec nos mots, ceux de tous les jours. Des mots qui ne prennent pas de gants, directs sur ce monde banal et cruel. Rien de spectaculaire, rien que l’ordinaire. Mais des drames, des gens qui craquent ou qui meurent, sans que ralentisse le cirque infernal, “comme si de rien”.

Ceux qui parlent, d’ailleurs, étaient à fond dans le circuit, jusqu’au pépin… Quelque chose est arrivé qui les a mis hors course, les yeux dessillés. C’est ce moment de la prise de conscience, quand ils envisagent leur compromission dans le système néolibéral à s’en rendre malade, que Lise Gaignard saisit ici sur le vif. » extrait de la préface de Pascale Molinier

 

Lisez une chronique du travail aliéné :

Josette, cheffe d’établissement remplaçante dans le secteur postal

Les Chroniques du travail aliéné, par Marie Louise Michel, psychologue du travail

Début mars, j’ai eu la grippe. Et quand je suis revenue de mon arrêt-maladie, j’ai perdu pied. Je ne peux plus travailler, je ne sais pas ce qui s’est passé, je n’arrive plus à prendre les choses du bon côté. Avant, j’étais cheffe d’établissement remplaçante. La boîte pouvait me féliciter, j’ai tout fait comme un bon petit soldat pendant quinze ans.

Des exploits : j’ai fait passer la pilule des restructurations à toutes les organisations syndicales ! Mes chefs ne comprennent pas pourquoi ça ne va plus. Tout me semble difficile, ils m’ont mise conseillère commerciale pour les professionnel-le-s. Mon poste de volante n’existe plus.

Ce n’est pourtant pas difficile, le commercial. Mais il faut quand même appeler un à un les coiffeuses ou les boulangers pour leur proposer de distribuer leurs pubs dans les boîtes aux lettres, on appelle ça « leur proposer des solutions courrier », le plus dur est de les décider à nous rencontrer. Évidemment on les dérange ; alors ils raccrochent, elles nous envoient balader.

Depuis que je suis rentrée d’arrêt-maladie, faire ce genre de boulot, ça me semble une montagne. Je ne suis plus du tout motivée… Il faut dire que les conseillers financiers sont commissionnés, alors que le conseiller commercial, rien du tout. C’est ingrat. Et je ne suis pas la seule à vouloir arrêter ce travail, c’est la valse des responsables clientèle.

Responsable d’établissement, j’ai fait au mieux, j’étais « dans la ligne du parti », on va dire… Et je me retrouve à faire du phoning comme une bleue, sous les ordres d’un petit chef de 30 ans, pas très compétent mais très bien vu... J’aurais été plus efficace que lui à ce poste, mais ils préfèrent les jeunes. En fait ça ne sert à rien de les avoir servis pendant tout ce temps. Pas de récompense…

Comme ils voient bien que je ne suis pas au top, ils m’ont poussée à m’arrêter en longue durée. Je vois bien qu’ils ont envie de m’oublier… Encore sept ans avant la retraite. C’est long si je ne peux plus me vendre. Je suis toute seule, je ne sais pas ce que je vais devenir. Je ne veux plus me faire avoir. En même temps, me syndiquer, ce n’est même pas la peine d’y penser : je suis grillée dans la région, après tout ce que je leur ai fait avaler !

  • Seul le prénom est modifié, le reste est authentique.

Il est possible de lire quelques autres chroniques sur le site d'Alternatives libertaires:

http://alternativelibertaire.org/?Les-Chroniques-du-travail-aliene,6578

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