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Association Consultations Psychologiques de Paris-sud

actualites

Le socle d’argile Essai sur le père et la paternité par Jean-Michel Hirt

18 Mars 2021 , Rédigé par c-p-p-sud Publié dans #Actualités, #Sujets et enjeux

Vient de sortir en librairies :

 

Le socle d’argile
Essai sur le père et la paternité
Jean-Michel Hirt

Le père, loin de n’être qu’un géniteur, est devenu, grâce à « la religion monothéiste » selon Freud, le héros d’une aventure amoureuse entre l’enfant et lui : dès lors la paternité constituerait un « progrès dans la spiritualité ».

Mais que devient l’alliance du père et de la paternité quand la conception religieuse du monde s’éclipse au profit de la conception scientifique, et des bouleversements dans la filiation ?

Comment les errements et les égarements des pères perturbent la fonction paternelle ? Quel est le secret de ce lien que la paternité manifeste envers et contre tout ? 

Désormais qu’est-ce qu’un père, et même à quoi sert-il, si la représentation de son meurtre ne parvient plus à donner sens à la mort ? De quoi peut-il être le garant dans un temps, le nôtre, où la discordance entre le monde et l’homme devient assourdissante ? 

Cette enquête sur le père, cet homme de tous les soupçons, emprunte ses ressources à la réalité comme à la littérature et au cinéma. L’auteur renoue avec une écriture où la fiction qui tisse nos vies a toute sa part. 
Et ce n’est pas la moindre des surprises que de découvrir combien 
les femmes, telle Lou Andreas-Salomé, permettent de penser autrement 
la paternité aujourd’hui. 

Lire un extrait ici :

https://5e676e35-1787-48bf-9727-dc7d79f6768d.filesusr.com/ugd/825a1d_dc9fa4708d084d90b7e874f4dfb9436b.pdf

 

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La série En Thérapie, un reflet fidèle de la réalité d'une thérapie ?

4 Mars 2021 , Rédigé par c-p-p-sud Publié dans #Actualités, #thérapeutiques

Au delà de côté très divertissant de cette série, qui est un grand succès sur Arte et arte.tv, que peuvent en tirer les personnes qui, en souffrance ou en interrogation, vont peut-être franchir le pas et tenter la démarche ?

Celle d'une thérapie qui ne soit pas sous-tendue par des théories ou des techniques comportementalistes ou d'hypnose, ou de remédiation neurologique, etc, souvent jugées décevantes pour leurs effets positifs qui ne durent pas...,

mais d'une thérapie plus en profondeur, qui interroge le sujet, son psychisme dans ses racines, et qui met au jour les sources et les déterminants actuels des souffrances et symptômes pour permettre à la personne de retrouver son pouvoir sur ce qui lui arrive, et accéder à un mieux être plus permanent

Une interview intéressante de la revue LA VIE (lavie.fr) :

Regard de psy sur la série « En thérapie »

par Anne-Laure Filhol, du psychologue et psychanalyste Jacques Arènes,

qui analyse cette série.

(l'acteur Philippe Dayan)

Adaptée de la série israélienne « BeTipul » et réalisée par le duo Toledano et Nakache, « En thérapie » nous conduit dans le secret d'une consultation de psychanalyse.

Au fil des épisodes diffusés sur arte.tv, puis sur Arte, les personnages dévoilent leurs failles, leurs doutes et leurs traumas, après les attentats du 13 novembre 2015. Jacques Arènes, psychologue et psychanalyste, décrypte pour nous les ressorts de cette série à regarder sur le divan. 

Que pensez-vous de cette série ?

Elle est bien faite, avec de très bons comédiens dont les dialogues sont ciselés et intelligents. Cette série nous place clairement dans un cadre psychanalytique, sur un modèle plutôt lacanien, avec des séances d’environ 20 minutes – le modèle freudien est plus proche des 40 minutes. On est très pris, un peu comme dans une série policière. Sauf que cela ne se passe pas vraiment comme ça dans la réalité : on peut s’ennuyer en cure, que cela soit côté psy ou côté patient ! Il y a des moments de blancs, des latences, et non, comme nous le voyons ici, des avancées flagrantes à chaque séance.

Les choses n’ont pas lieu avec cette densité, cette intensité. Et ce n’est d’ailleurs pas souhaitable, car cela ne laisserait pas le temps à l’élaboration. En somme, cette série montre en quelques séances ce qui peut arriver dans la réalité en quelques mois. Reste qu’elle est très juste dans sa manière de montrer comment le psychanalyste peut décaler les patients dans leur manière de penser.

Alors que la psychanalyse est souvent considérée comme élitiste ou absconse, En thérapie révèle-t-elle justement un visage plus accessible de cette discipline ?

Cette série montre bien que la psychanalyse est un lieu où l’on essaie de penser sur ses propres pensées et schémas de pensées. Que derrière ce que l’on croit être des évidences, beaucoup de choses inconscientes nous meuvent. Et qu’elle peut contredire l’expression selon laquelle « on ne se refait pas ».

La psychanalyse offre en effet de s’extraire d’un discours évident pour oser en regarder un autre sous-jacent, douloureux, honteux, ou lourd. Mais ce regard posé est seulement possible face à une personne bienveillante et de confiance. On parvient en effet à dire parce qu’on a confiance et que l’on sait que cela ne va pas être utilisé. On le voit très bien dans la série avec Camille, par exemple, cette jeune adolescente abusée.

Quel regard portez-vous sur le personnage de Philippe Dayan, incarnant le psychanalyste ?

Il joue certes très bien, mais je dirais qu’il est presque trop brillant ! Il veut toujours montrer qu’il est le plus intelligent, le sachant, ce qui à mon avis écrase les patients. Même si c’est tout de même contrebalancé par le fait qu’il est en crise, il est dans une espèce de combat verbal relevant presque de la joute – et particulièrement avec sa contrôleuse, Esther (jouée par Carole Bouquet, ndlr). Moi, si j’étais dans une tension permanente comme ça avec mes patients, je serais épuisé !

Le but de la psychanalyse n’est pas de montrer qu’on est plus intelligent que son patient, dans une posture surplombante, mais de l’aider à découvrir ce qui le meut inconsciemment. Aussi, avec Philippe Dayan, on pourrait croire que le psy sait tout de l’inconscient. Or, on peut avoir des hypothèses d’interprétation, mais notre travail est de les proposer au conditionnel et de les vérifier auprès du patient – et ce, au bon moment et de la bonne manière, au risque sinon de faire beaucoup de dégâts. Et c’est à eux de les confirmer ou non, dans le temps.

Ce n’est pas ce que fait le psy de la série ?

Philippe Dayan, lui, interprète, analyse, et le partage à ses patients. Je le trouve donc parfois intrusif ou catégorique, comme s’il avait scanné leur inconscient. Il est trop plaqué, mécanique dans l’interprétation, ou caricatural dans la manière dont il avance les choses. Il en dit beaucoup trop et devrait davantage se taire. À certains moments tout de même, il est moins démonstratif et directif dans sa manière de conduire la séance, et là c’est très bien vu. En fait, il n’est plus caricatural lorsqu’il écoute et qu’il se montre attentif aux petites choses, aux détails : le timbre de voix, les silences, certains signes corporels… et qu’il aide à relier les différents moments entre les séances.

La psychanalyse ne consiste en effet pas à ériger de grandes théories, mais à faire un travail de mise en lien, en collaboration le patient. Il manque à la série cette dimension. Je dirais d’ailleurs que Philippe Dayan sort particulièrement de la joute pour se placer davantage dans une relation d’accompagnement avec Camille, la jeune fille de 16 ans.

Et que pensez-vous des patients ? Montrent-ils un visage réaliste de ce qu’un psychanalyste peut observer dans son cabinet ?

Ils sont globalement tous brillants, actifs et insérés dans la société. Or, cette vision est un peu déformée… Cette série montre des sujets qui n’ont pas vraiment accès à une partie d’eux-mêmes et qui ne cherchent pas à s’y pencher. Dans la réalité, on voit au contraire des personnes qui sont plutôt enclines à réfléchir sur elles-mêmes et qui peuvent notamment avoir des difficultés pour agir, qui peuvent se placer en retrait de la société, etc. En fait, dans cette série, les patients ne vont pas si mal que ça !

En quoi cette série reflète-t-elle, à travers toutes ces trajectoires personnelles, une société, avec ses failles et fractures ?

Plus que le traumatisme collectif du Bataclan (la série débute au lendemain des attentats, en novembre 2015, ndlr), ce sont divers comportements de la part des cinq patients qui sont symptomatiques de tendances actuelles. Mélanie Thierry par exemple, qui joue Ariane, une jeune chirurgienne de 35 ans, a une façon « trash » d’aborder la sexualité. Les patients aujourd’hui sont beaucoup moins inhibés qu’il y a 30 ans. Ils sont aussi plus dans la pulsion et dans l’action qu’avant. On fait, et on réfléchit après, quand bien même on est intelligent. 

Cette série montre bien également le désir de nos contemporains de prendre des décisions rapides. Ils veulent de l’efficacité en trois séances. On est dans l’urgence continuelle à vivre sa vie, avec des attentes et les tensions qui ne peuvent pas être différées. Ces hommes et ces femmes incarnent l’exact contraire des couples des années 1960 confits dans leurs habitudes. Tous ont peur d’être enterrés avec leur compagnon. On le voit bien avec Ariane par rapport à son engagement ou non dans le mariage, ou avec Adel, qui quitte sa femme sur un coup de tête. Il y a aussi ce couple en crise, Léonora et Damien, attendant du psy qu’il prenne presque la décision pour eux de garder ou non l’enfant à naître… comme si le psy était une sorte de technicien aidant à prendre une décision.

Ce n’est pas le cas ?

Il accompagne certes, mais on assiste à une telle angoisse de la décision qu’il faut aller vite. Cela dit beaucoup de la difficulté contemporaine à se pencher sur soi. Notre société vit un déficit de l’intériorité, avec des sujets qui ont l’impression que la décision doit s’imposer à eux et qu’il faut faire vite. Aujourd’hui, l’action est donc presque addictive. 

À ce propos, les gens vivent aujourd’hui plus d’arrachements relationnels – les liens étaient plus forts, solides, sécurisants autrefois –, ce qui peut entraîner des conduites addictives avec des effets de manque très forts. Ariane, par son histoire, va ainsi faire l’amour avec le flic pour satisfaire un manque très fort, en corrélation directe avec son psy dont elle est amoureuse. Reste que du point de vue des acteurs, ils jouent tous extrêmement bien, et cette série ne montre finalement pas de grands souffrants psychiques. Aucun n’est psychotique. Elle pointe du doigt des problématiques assez banales, communes, et, par là même, la manière de souffrir aujourd’hui.

« En thérapie » : à retrouver en intégralité sur arte.tv à partir du 28 janvier, et sur Arte du 4 février au 18 mars à 20 h 55

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La série En Thérapie ou la psychanalyse pour grand public Sur Arte et Arte.tv

6 Février 2021 , Rédigé par c-p-p-sud Publié dans #Actualités, #thérapeutiques

 Période de confinement ou pas, on peut se demander si les séances d’En Thérapie vont ou non relancer l’intérêt pour la psychanalyse.

La question se pose au vu de la publicité qui est faite de la série, de son succès et des meilleurs spécialistes pour des sujets de société « hors normes » que sont ses deux réalisateurs : E.Toledano et L. Nacache. Autrement dit la psychanalyse y trouve-t-elle son compte ou non, et pour quelles raisons ?

« La psychanalyse, il est vrai, écrivait Freud en 1913 pour une revue internationale scientifique nommée Scientia, a pris pour objet la psyché individuelle, mais dans l’exploration de celle-ci les fondements affectifs du rapport entre l’individu et la société ne pouvaient lui échapper.»


La série d’En thérapie correspond parfaitement à ce projet.

La spécificité de la psychanalyse ne pouvait que se trouver illustrée par l’événement terroriste du Bataclan qui a mobilisé l’attention et l’émotion du monde entier. Il fait du connu de tout le monde un chemin vers l’inconnu de chacun. Sur ces assises, la psyché individuelle, comme la désigne Freud, ne pouvait, parallèlement, que se trouver sollicitée et écoutée, non seulement en privé mais aussi en public.

Le pari, si pari il y avait dans ce projet  est donc réussi. L’idée d’intéresser le public à l’émergence d’histoires personnelles et de mal être sur la toile de fond d’un événement ayant ému le monde entier, est absolument conforme à la découverte de la psychanalyse.


Celle-ci en effet, avec Freud, s’est saisie de l’importance de la sexualité dans la vie quotidienne, à tous les niveaux où elle intervenait y compris de façon violente et/ou intrusive, pour dénoncer les agressions sexuelles commises par les pères. Voilà qui rejoint notre actualité à ceci près que Freud, à son époque, renonça à la mise en accusation de ces hommes et il choisit d’explorer les fantasmes individuels que créait la situation, notamment du côté des filles et des femmes. Aujourd’hui on le traiterait de salaud et nul ne s’intéresserait à sa théorie.
Et pourtant le nom de Freud n’a rien perdu de son impact et sa théorie infiltre notre culture quoi qu’on en dise.


Apparemment la série a du poids. Elle intéresse à la fois celles et ceux qui ont fait l’expérience de la psychanalyse et les autres qui y ont pensé sans jamais aller y voir. Regarder la série séance après séance dans ces conditions, cela ressemble un peu à ce qu’on imagine de ce qui peut bien se passer dans la chambre des parents. Sauf que cette fois ça y est, on y est. Et on se dit : Oh la la !, je ne pensais pas que dans cette chambre parentale, on passait son temps à s’engueuler et à s’expliquer le pourquoi du comment, simplement pour arriver à évoquer ou à se souvenir de sa petite enfance. Tout ça, comme le disent les enfants, pour découvrir que c’est celui qui dit qui y est.


Mais quand même la série a du bon. Et pas seulement pour les néophytes. Elle confronte les professionnels à un collègue en proie à des difficultés dans sa pratique et dans sa vie privée, au point d’être parfois furieux de voir les deux s’emmêler et s’intriquer. Et si ce collègue agaçant et trop parleur, pour ne pas dire trop bavard, arrivait à susciter du transfert ? C’est une question que je me suis posée en le regardant. J’avais tellement envie qu’il se taise pour laisser parler ses patients que j’ai pensé au transfert négatif. Rien à voir avec les personnages déplaisants que l’on rencontre dans les séries habituelles. On les oublie ou on les range dans un coin de sa tête. Le psychanalyste d’En thérapie m’a rappelé une animatrice de groupe au temps de mes études qui m’agaçait considérablement avec ses interprétations explicatives. Jusqu’au jour où, roulant en voiture dans Paris, je me suis surprise à la comparer à ma belle-mère. J’ai ainsi compris le surgissement du transfert.
CQFD ; Ce qu’il fallait démontrer ? Mais quoi ? Qu’un zest de psychanalyse passe et résonne pour chacun différemment dans cette série grand public qui néanmoins ne dit pas l’essentiel de ce qu’elle est ni de ce qu’elle promeut. On y parle de l’inconscient comme s’il s’agissait d’une partie de la vie psychique pas si éloignée que ça de la conscience. C’est ce qui se disait du temps de Leibniz. Avec Freud et avec Lacan, on est davantage sensibilisé aux détours qu’implique l’accès aux manifestations de son inconscient. De là à aller voir en live…après avoir visionné la série. Pourquoi pas. Voici que se dessinerait le pari individuel dans la suite du pari collectif.

Danièle Brun du site Oedipe.org

 
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Fatigue nerveuse: covid, santé mentale, individualisme par Alain Ehrenberg

25 Janvier 2021 , Rédigé par c-p-p-sud Publié dans #Actualités

                        La pandémie de COVID ébranle les êtres humains en tant qu’espèce et société. Nous ne savons pas encore dans quelle mesure la longue et immense crise sanitaire, qui a mis sous de multiples tensions nos sociétés, est en train de transformer celles-ci, dans leur vie sociale (dans le style de relations que les citoyens ont les uns avec les autres), économique (quels dégâts irréversibles ? Quelles innovations ?), au travail (quelles conséquences auront les pratiques massives de télétravail, d’enseignement à distance, de réunions par visioconférences, etc. ?), etc.

l’enquête CoviPrev, que Santé Publique France a lancée en population générale depuis le 23 mars 2020, est divisée en deux partie : les comportements portant sur la santé (gestes barrières, confinement, alimentation, etc.) et la santé mentale (bien-être, troubles). Cela souligne l’importance de ce thème dans l’épidémiologie sanitaire. Les vagues hebdomadaires d’enquêtes menées depuis mars ont montré de fortes augmentations de l’anxiété, de la dépression et des troubles du sommeil pendant les deux périodes de confinement. « Dépression, troubles du sommeil, anxiété… les inquiétants effets psychiques de la pandémie et du confinement », titre Le Monde du 26 novembre 2020.

Le sociologue et directeur de recherche au CNRS Alain Ehrenberg revient sur l'impact du premier confinement sur la souffrance psychologique de la population,   et comment celle-ci se décline lors du confinement de l'automne dernier.

Depuis le deuxième confinement on entend des psychiatres parler de délitement du lien social. D’autres soulignent l’insuffisance de la prise en charge des pathologies mentales tenant autant à leur stigmatisation qu’aux délais d’attentes du système de soins.

Il revient sur le concept de "santé mentale" et l'impératif normatif d'autonomie individuelle, qui s’accompagne d’une insécurité personnelle de masse, laquelle s’exprime en termes de santé mentale (attitude collective) et de souffrance psychique, tant dans sphère intime que dans le monde du travail.

Article intégral ici :

https://www.telos-eu.com/fr/societe/fatigue-nerveuse-covid-sante-mentale-individualism.html

 

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Nouvelles règles sur l’isolement et la contention : l’enfer est pavé de bonnes intentions

21 Janvier 2021 , Rédigé par c-p-p-sud Publié dans #Actualités, #Sujets et enjeux

Un article de la revue en ligne JIM.fr, commente la nouvelle Loi rédigée le 14 décembre dernier et entrant en application le 1er Janvier 2021, rendue nécessaire par la décision du conseil constitutionnel en Juin dernier.

Dans sa décision du 19 juin 2020, le Conseil constitutionnel avait jugé que « l’article L. 3222-5-1 du code de la santé publique, dans sa rédaction issue de la loi n° 2016-41 du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé, est contraire à la Constitution » entraînant l’abrogation du texte.

En effet il « ne prévoyait, en réalité, qu’un contour législatif brumeux laissant la Haute Autorité de santé aux manettes de recommandations médicales certes pertinentes mais qui ne s’inscrivaient pas dans le code de la santé publique et, surtout, sans recours systématique au juge pour leur mainlevée » souligne le site d’actualité de l’éditeur Dalloz.

« L'isolement et la contention sont des pratiques de dernier recours et ne peuvent concerner que des patients en hospitalisation complète sans consentement. Il ne peut y être procédé que pour prévenir un dommage immédiat ou imminent pour le patient ou autrui, sur décision motivée d'un psychiatre et uniquement de manière adaptée, nécessaire et proportionnée au risque après évaluation du patient. Leur mise en œuvre doit faire l'objet d'une surveillance stricte, somatique et psychiatrique, confiée par l'établissement à des professionnels de santé désignés à cette fin et tracée dans le dossier médical »

Pas plus de 48 heures d’isolement et 24 heures de contention sans en référer à un juge
En tout état de cause, ce nouveau texte donne un rôle central au juge des libertés et de la détention (JLD) pour les mesures d’isolement et de contention et suit très exactement les recommandations du Conseil constitutionnel.
 
Concernant la durée de ces mesures, le texte prévoit une limite différente pour l’isolement et pour la contention. En ce qui concerne l’isolement, la loi prévoit une durée maximale de « douze heures » renouvelable jusqu’à atteindre quarante-huit heures. En ce qui concerne la contention, la mesure ne peut intervenir que pour une durée de six heures renouvelable jusqu’à atteindre vingt-quatre heures.
Au-delà le JLD devra être informé et aura 24 heures pour se prononcer sur la prolongation de ces mesures, éventuellement après l’audition du patient.
Toutefois, l'article de JIM pointe l'impossible application actuelle de cette loi.
Face aux réactions du personnel médical, ainsi que des syndicats,
on attend le décret pris en Conseil d’État qui doit venir préciser « les conditions d'application » du texte.
 
Article entier à lire ici :
https://www.jim.fr/medecin/actualites/pro_societe/e-docs/nouvelles_regles_sur_lisolement_et_la_contention_lenfer_est_pave_de_bonnes_intentions_186118/document_actu_pro.phtml
 
 
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La santé mentale des policiers : un tabou français ?

12 Décembre 2020 , Rédigé par c-p-p-sud Publié dans #Actualités

Une étude intéressante de , psychologue du travail, sur l'état psychique des policiers soumis à rude épreuve depuis quelques années :

"Événements déclencheurs bouleversants, sidération des autorités, rupture d’équilibre des relations de pouvoir, propagation des conflits.

Or ces éléments se retrouvent tous aujourd’hui dans l’institution policière, secouée, à l’extérieur, par un véritablement ébranlement de la société, et en interne par une indécision hiérarchique et politique."

En 2019, selon un décompte de la police nationale, 59 policiers se sont suicidés, soit une hausse de 60 % par rapport à l’année précédente.

Dans un métier pourtant surexposé aux pressions, la santé mentale globale des policiers n’est que très rarement prise en compte.

Le résultat de cette  étude est diffusée par le site The conversation, vous pouvez lire ici la suite :

https://t.co/ErZ6JUDocf

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La psychiatrie et les chaînes

11 Octobre 2020 , Rédigé par c-p-p-sud Publié dans #Actualités, #Appel Pétition, #Sujets et enjeux

De nombreuses personnes ayant des problèmes de santé mentale vivent enchaînées

Une campagne mondiale vise à mettre fin à cette pratique et à la stigmatisation

Pire que la situation de la psychiatrie en France, un rapport dénonce cet état de faits dans 60 pays,

( Living in Chains: Shackling of People with Psychosocial Disabilities Worldwide »

« Vivre enchaîné : L’usage des chaînes pour contenir les personnes ayant un handicap psychosocial dans le monde »),

et montre que des personnes ayant des problèmes de santé mentale sont souvent enchaînées contre leur volonté dans leur propre domicile ou dans des institutions surpeuplées et insalubres, en raison de la stigmatisation généralisée et du manque de services de santé mentale.

Accès à l'article :

https://www.hrw.org/fr/news/2020/10/06/de-nombreuses-personnes-ayant-des-problemes-de-sante-mentale-vivent-enchainees

Pour agir :

https://www.hrw.org/fr/BreakTheChains

 

 

 

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Psychiatrie, le temps des camisoles : annulation d'une partie de la Loi Santé de 2016

13 Septembre 2020 , Rédigé par c-p-p-sud Publié dans #Actualités, #Sujets et enjeux

 5 années de  lutte contre cette Loi Santé de 2015, pour :

NON A LA CONTENTION

La sangle qui attache tue le lien humain qui soigne

 

Les associations : Advocacy, Argos 2001, Collectif schizophrénies, Promesses et Unafam

accueillent positivement la décision du Conseil constitutionnel du 19 juin 2020 annulant pour partie la loi de santé de janvier 2016 et demandant qu’avant le 31 décembre 2020 le gouvernement ait fait voter des amendements rendant obligatoire le contrôle par un juge judiciaire des décisions de mise en isolement et contention « au-delà d’une certaine durée », s’appuyant sur l’analyse que « l'isolement et la contention constituent une privation de liberté ».

 

La prise de position de ces associations constitue un soulagement pour tous ceux qui voient se développer, en psychiatrie, des actes contraires à la dignité humaine. Il faut cependant souligner que l’utilisation de la contention et de l’isolement ne constituent pas seulement des questions techniques et juridiques : si l’action dans ces deux domaines est essentielle, elle ne saurait faire oublier que le problème se situe ailleurs et singulièrement dans la domination de la psychiatrie pharmaceutique, du scientisme, de la folie gestionnaire et financière et de la peur entretenue du fou. Tout cela chosifient le patient. Celui-ci n’est plus considéré comme une personne qu’il faut écouter, respecter et avec qui il s’agit de nouer une relation. Il n’est pas un être singulier, même pas un malade, mais une maladie qu’il faut traiter. Cette chosification conduit non pas seulement à des « excès » ou à des « dérapages » mais en toute logique à une banalisation du mal qui peut conduire au pire. C’est donc l’ensemble du système qu’il faut interroger. C’est ce que mon ami Patrick Coupechoux a essayé de démontrer dans son article du Mode Diplomatique en mars dernier. 

Lire la suite ici :

https://www.collectif-schizophrenies.com/images/actualites/Lettre_collective_.pdf

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Open Dialogue : En Finlande, un autre dialogue s’est ouvert en Psychiatrie

17 Mai 2020 , Rédigé par c-p-p-sud Publié dans #Actualités, #Sujets et enjeux, #thérapeutiques

Un article, dans les blogs de la revue en ligne

Mediapart,

apporte une actualité sur l'orientation

Open dialogue,

en matière de prise en charge en psychiatrie

 

Voici le récit d'une rencontre en Finlande, entre une équipe composée entre autres

d' Emmanuel Kosadinos, psychiatre.

Elle est éditée dans un blog de Médiapart.

Le texte suivant a été élaboré à partir de nos rencontres en Finlande avec l'équipe Open Dialogue lors d'une formation.

A vous d'aller plus loin par votre lecture ici :

https://blogs.mediapart.fr/kinopsy/blog/170520/open-dialogue-en-finlande-un-autre-dialogue-s-est-ouvert-en-psychiatrie

 

 

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Un article du Monde-diplomatique, à écouter

28 Février 2020 , Rédigé par c-p-p-sud Publié dans #Actualités, #Sujets et enjeux

Quand le soin cède la place à la gestion de population
Psychiatrie, le temps des camisoles

par Patrick Coupechoux, journaliste

L’abandon de la vision humaniste de la folie et du soin, qui s’était développée dans l’après-guerre, a précipité la crise de la psychiatrie. Voici revenu le temps de la contention et de l’isolement, avec, de plus en plus fréquemment, des violations graves des droits des patients. Le personnel des hôpitaux réclame des moyens pour mettre fin à la maltraitance.
Si vous,souhaitez écouter ce reportage, c'est ici :
https://www.monde-diplomatique.fr/audio/2020-03-Psychiatrie_le_temps_des_camisoles.mp3?cle=sgGl2IKH9wMOj6CEStu34o3BW%2Bk%3D
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