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Association Consultations Psychologiques de Paris-sud

sujets et enjeux

Le socle d’argile Essai sur le père et la paternité par Jean-Michel Hirt

18 Mars 2021 , Rédigé par c-p-p-sud Publié dans #Actualités, #Sujets et enjeux

Vient de sortir en librairies :

 

Le socle d’argile
Essai sur le père et la paternité
Jean-Michel Hirt

Le père, loin de n’être qu’un géniteur, est devenu, grâce à « la religion monothéiste » selon Freud, le héros d’une aventure amoureuse entre l’enfant et lui : dès lors la paternité constituerait un « progrès dans la spiritualité ».

Mais que devient l’alliance du père et de la paternité quand la conception religieuse du monde s’éclipse au profit de la conception scientifique, et des bouleversements dans la filiation ?

Comment les errements et les égarements des pères perturbent la fonction paternelle ? Quel est le secret de ce lien que la paternité manifeste envers et contre tout ? 

Désormais qu’est-ce qu’un père, et même à quoi sert-il, si la représentation de son meurtre ne parvient plus à donner sens à la mort ? De quoi peut-il être le garant dans un temps, le nôtre, où la discordance entre le monde et l’homme devient assourdissante ? 

Cette enquête sur le père, cet homme de tous les soupçons, emprunte ses ressources à la réalité comme à la littérature et au cinéma. L’auteur renoue avec une écriture où la fiction qui tisse nos vies a toute sa part. 
Et ce n’est pas la moindre des surprises que de découvrir combien 
les femmes, telle Lou Andreas-Salomé, permettent de penser autrement 
la paternité aujourd’hui. 

Lire un extrait ici :

https://5e676e35-1787-48bf-9727-dc7d79f6768d.filesusr.com/ugd/825a1d_dc9fa4708d084d90b7e874f4dfb9436b.pdf

 

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Nouvelles règles sur l’isolement et la contention : l’enfer est pavé de bonnes intentions

21 Janvier 2021 , Rédigé par c-p-p-sud Publié dans #Actualités, #Sujets et enjeux

Un article de la revue en ligne JIM.fr, commente la nouvelle Loi rédigée le 14 décembre dernier et entrant en application le 1er Janvier 2021, rendue nécessaire par la décision du conseil constitutionnel en Juin dernier.

Dans sa décision du 19 juin 2020, le Conseil constitutionnel avait jugé que « l’article L. 3222-5-1 du code de la santé publique, dans sa rédaction issue de la loi n° 2016-41 du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé, est contraire à la Constitution » entraînant l’abrogation du texte.

En effet il « ne prévoyait, en réalité, qu’un contour législatif brumeux laissant la Haute Autorité de santé aux manettes de recommandations médicales certes pertinentes mais qui ne s’inscrivaient pas dans le code de la santé publique et, surtout, sans recours systématique au juge pour leur mainlevée » souligne le site d’actualité de l’éditeur Dalloz.

« L'isolement et la contention sont des pratiques de dernier recours et ne peuvent concerner que des patients en hospitalisation complète sans consentement. Il ne peut y être procédé que pour prévenir un dommage immédiat ou imminent pour le patient ou autrui, sur décision motivée d'un psychiatre et uniquement de manière adaptée, nécessaire et proportionnée au risque après évaluation du patient. Leur mise en œuvre doit faire l'objet d'une surveillance stricte, somatique et psychiatrique, confiée par l'établissement à des professionnels de santé désignés à cette fin et tracée dans le dossier médical »

Pas plus de 48 heures d’isolement et 24 heures de contention sans en référer à un juge
En tout état de cause, ce nouveau texte donne un rôle central au juge des libertés et de la détention (JLD) pour les mesures d’isolement et de contention et suit très exactement les recommandations du Conseil constitutionnel.
 
Concernant la durée de ces mesures, le texte prévoit une limite différente pour l’isolement et pour la contention. En ce qui concerne l’isolement, la loi prévoit une durée maximale de « douze heures » renouvelable jusqu’à atteindre quarante-huit heures. En ce qui concerne la contention, la mesure ne peut intervenir que pour une durée de six heures renouvelable jusqu’à atteindre vingt-quatre heures.
Au-delà le JLD devra être informé et aura 24 heures pour se prononcer sur la prolongation de ces mesures, éventuellement après l’audition du patient.
Toutefois, l'article de JIM pointe l'impossible application actuelle de cette loi.
Face aux réactions du personnel médical, ainsi que des syndicats,
on attend le décret pris en Conseil d’État qui doit venir préciser « les conditions d'application » du texte.
 
Article entier à lire ici :
https://www.jim.fr/medecin/actualites/pro_societe/e-docs/nouvelles_regles_sur_lisolement_et_la_contention_lenfer_est_pave_de_bonnes_intentions_186118/document_actu_pro.phtml
 
 
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La psychiatrie et les chaînes

11 Octobre 2020 , Rédigé par c-p-p-sud Publié dans #Actualités, #Appel Pétition, #Sujets et enjeux

De nombreuses personnes ayant des problèmes de santé mentale vivent enchaînées

Une campagne mondiale vise à mettre fin à cette pratique et à la stigmatisation

Pire que la situation de la psychiatrie en France, un rapport dénonce cet état de faits dans 60 pays,

( Living in Chains: Shackling of People with Psychosocial Disabilities Worldwide »

« Vivre enchaîné : L’usage des chaînes pour contenir les personnes ayant un handicap psychosocial dans le monde »),

et montre que des personnes ayant des problèmes de santé mentale sont souvent enchaînées contre leur volonté dans leur propre domicile ou dans des institutions surpeuplées et insalubres, en raison de la stigmatisation généralisée et du manque de services de santé mentale.

Accès à l'article :

https://www.hrw.org/fr/news/2020/10/06/de-nombreuses-personnes-ayant-des-problemes-de-sante-mentale-vivent-enchainees

Pour agir :

https://www.hrw.org/fr/BreakTheChains

 

 

 

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Psychiatrie, le temps des camisoles : annulation d'une partie de la Loi Santé de 2016

13 Septembre 2020 , Rédigé par c-p-p-sud Publié dans #Actualités, #Sujets et enjeux

 5 années de  lutte contre cette Loi Santé de 2015, pour :

NON A LA CONTENTION

La sangle qui attache tue le lien humain qui soigne

 

Les associations : Advocacy, Argos 2001, Collectif schizophrénies, Promesses et Unafam

accueillent positivement la décision du Conseil constitutionnel du 19 juin 2020 annulant pour partie la loi de santé de janvier 2016 et demandant qu’avant le 31 décembre 2020 le gouvernement ait fait voter des amendements rendant obligatoire le contrôle par un juge judiciaire des décisions de mise en isolement et contention « au-delà d’une certaine durée », s’appuyant sur l’analyse que « l'isolement et la contention constituent une privation de liberté ».

 

La prise de position de ces associations constitue un soulagement pour tous ceux qui voient se développer, en psychiatrie, des actes contraires à la dignité humaine. Il faut cependant souligner que l’utilisation de la contention et de l’isolement ne constituent pas seulement des questions techniques et juridiques : si l’action dans ces deux domaines est essentielle, elle ne saurait faire oublier que le problème se situe ailleurs et singulièrement dans la domination de la psychiatrie pharmaceutique, du scientisme, de la folie gestionnaire et financière et de la peur entretenue du fou. Tout cela chosifient le patient. Celui-ci n’est plus considéré comme une personne qu’il faut écouter, respecter et avec qui il s’agit de nouer une relation. Il n’est pas un être singulier, même pas un malade, mais une maladie qu’il faut traiter. Cette chosification conduit non pas seulement à des « excès » ou à des « dérapages » mais en toute logique à une banalisation du mal qui peut conduire au pire. C’est donc l’ensemble du système qu’il faut interroger. C’est ce que mon ami Patrick Coupechoux a essayé de démontrer dans son article du Mode Diplomatique en mars dernier. 

Lire la suite ici :

https://www.collectif-schizophrenies.com/images/actualites/Lettre_collective_.pdf

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Open Dialogue : En Finlande, un autre dialogue s’est ouvert en Psychiatrie

17 Mai 2020 , Rédigé par c-p-p-sud Publié dans #Actualités, #Sujets et enjeux, #thérapeutiques

Un article, dans les blogs de la revue en ligne

Mediapart,

apporte une actualité sur l'orientation

Open dialogue,

en matière de prise en charge en psychiatrie

 

Voici le récit d'une rencontre en Finlande, entre une équipe composée entre autres

d' Emmanuel Kosadinos, psychiatre.

Elle est éditée dans un blog de Médiapart.

Le texte suivant a été élaboré à partir de nos rencontres en Finlande avec l'équipe Open Dialogue lors d'une formation.

A vous d'aller plus loin par votre lecture ici :

https://blogs.mediapart.fr/kinopsy/blog/170520/open-dialogue-en-finlande-un-autre-dialogue-s-est-ouvert-en-psychiatrie

 

 

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Un article du Monde-diplomatique, à écouter

28 Février 2020 , Rédigé par c-p-p-sud Publié dans #Actualités, #Sujets et enjeux

Quand le soin cède la place à la gestion de population
Psychiatrie, le temps des camisoles

par Patrick Coupechoux, journaliste

L’abandon de la vision humaniste de la folie et du soin, qui s’était développée dans l’après-guerre, a précipité la crise de la psychiatrie. Voici revenu le temps de la contention et de l’isolement, avec, de plus en plus fréquemment, des violations graves des droits des patients. Le personnel des hôpitaux réclame des moyens pour mettre fin à la maltraitance.
Si vous,souhaitez écouter ce reportage, c'est ici :
https://www.monde-diplomatique.fr/audio/2020-03-Psychiatrie_le_temps_des_camisoles.mp3?cle=sgGl2IKH9wMOj6CEStu34o3BW%2Bk%3D
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Malades mentaux et détenus, la double peine

26 Novembre 2019 , Rédigé par c-p-p-sud Publié dans #Actualités, #Sujets et enjeux

Nous relayons cet article, qui nous semble digne d'intérêt
 
Malades mentaux et détenus, la double peine

par Eric Favereau, dans le quotidien Libération

Dans les couloirs de l'UHSA de Seclin, en 2013. Créées par une loi de 2002, les unités hospitalières spécialement aménagées (UHSA) ont vocation à prendre en charge des personnes incarcérées nécessitant des soins psychiatriques en hospitalisation complète. Photo Aimée Thirion

Dans un avis sévère, Adeline Hazan,

la contrôleuse générale des lieux de privation de liberté,

dénonce une aggravation de la situation pour les détenus,

accentuée par la crise que connaît la psychiatrie.

C’est «accablant». Mais pour autant ce n’est pas une surprise, et c’est peut-être cela le plus grave. La contrôleure générale des lieux de privation de liberté (CGLPL) dresse un constat très noir de la prise en charge des détenus atteints de troubles mentaux, dans un avis publié ce vendredi.

Lire la suite ici :

https://www.liberation.fr/france/2019/11/22/malades-mentaux-et-detenus-la-double-peine_1764980

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S'appuyer sur les passions des autistes, par J-C Maleval - Le Club de Mediapart

3 Juillet 2019 , Rédigé par c-p-p-sud Publié dans #thérapeutiques, #Sujets et enjeux

        Le traitement du mal-être de l’autiste par le bord, prôné par un courant de la psychanalyse lacanienne, cela peut se dire simplement : c’est s’appuyer sur ses passions. A savoir principalement ses objets autistiques, ses doubles et ses intérêts spécifiques. Il s’agit de la thérapie spontanément utilisée par le sujet autiste à des degrés divers quand on ne l’entrave pas dans ses efforts.
La thérapie par les bords
 
        Quelles sont les passions de l’autiste ? D’abord son objet autistique, mais aussi son double, et son intérêt spécifique. Ces éléments constituent les trois incarnations du bord autistique. Que possèdent-ils en commun ? Ils sont l’objet d’un exceptionnel intérêt : ils condensent ce qui compte le plus pour l’enfant autiste, ce sont ses trésors. Certes, leur investissement est initialement excessif, il convient souvent de le tempérer, mais la plupart des autistes de haut niveau s’accordent à considérer que les supprimer est inapproprié.

 

En tant qu’il se fonde sur les inventions et les passions de l’enfant, et non sur le savoir de l’éducateur, rien n’objecte à l’inscrire globalement dans les méthodes psychodynamiques.
        C’est une psychanalyste, Frances Tustin, qui a introduit la notion d’objet autistique.

        Pourquoi les nommer bord ? Parce que l’enfant autiste les situe comme des intermédiaires rassurants entre lui et le monde extérieur.  Il les utilise spontanément, quand il n’en est pas empêché, pour se protéger des échanges, pour réguler sa vie émotionnelle, et pour entrer en contact avec son entourage par leur entremise.

Retrouvez l'article entier ici :

https://blogs.mediapart.fr/j-c-maleval/blog/300619/sappuyer-sur-les-passions-des-autistes

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Qui parle au nom des autistes ?

29 Janvier 2019 , Rédigé par c-p-p-sud Publié dans #Sujets et enjeux, #autisme

Docteur BB, pédopsychiatre, pose la question de qui s’exprime, de quelle place, avec quelle légitimité scientifique ou institutionnelle, avec quel recul par rapport à son « expertise », et quels conflits d’intérêt, sur la prise en charge de l'autisme.

photo : AMELIE-BENOIST / BSIP

Le dernier plan autisme de 2018  revendique de 

« remettre la science au cœur de la politique de l'autisme ».

Ce médecin interroge au niveau clinique, sociétal, politique, la question de l'autisme, ou plutôt des autismes, des autistes, des sans voix, oubliés jusqu'aux "hauts niveaux", médiatisés.

 

 

A lire sur le site de Politis :

https://www.politis.fr/blogs/2019/01/qui-parle-au-nom-des-autistes-34352/

 

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Un Français qui travaille sur 5 présente un risque de trouble psychique

3 Décembre 2018 , Rédigé par c-p-p-sud Publié dans #Actualités, #Sujets et enjeux

D'après une enquête publiée ce lundi 26 novembre sur le Huffington post, 22% des employés français présentent une détresse "orientant vers un trouble mental".

Selon une étude de la Fondation Pierre Deniker présentée ce lundi 26 novembre au Cese (Conseil économique, social et environnemental), un Français actif sur cinq (22%) présente une détresse "orientant vers un trouble mental" et les facteurs de risques psychosociaux au travail influent fortement, notamment le déséquilibre entre  vie professionnelle et vie personnelle.

La question des troubles psychiques au travail "constitue un véritable enjeu de santé publique", souligne cette fondation pour la recherche et la prévention en santé mentale, créée en 2007, en plaidant pour une "politique d'évaluation et de prévention" chez les actifs.

Selon l'enquête dévoilée au Conseil économique, social et environnemental , réalisée avec Ipsos et dont les données ont été analysées avec l'appui du Conservatoire national des arts et métiers (Cnam), la proportion d'actifs présentant un risque de trouble psychique est plus importante chez les femmes (26%) que chez les hommes (19%).

La prévalence est aussi plus élevée parmi les actifs travaillant plus de 50 heures par semaine (35% contre 21%), ceux sans bureau fixe (33% contre 22%), les personnes ayant un revenu annuel inférieur à 15.000 euros (30%), celles passant plus d'une heure et demie dans les transports (28%) et chez les actifs aidants de personnes handicapées ou en perte d'autonomie (28%).

Le poids des facteurs dans l'équilibre vie professionnelle/vie privée

En croisant l'évaluation de la détresse psychique avec l'exposition aux facteurs de risques psychosociaux -travail valorisant ou non, solidarité entre collègues, soutien de la hiérarchie, harcèlement, confiance en l'avenir professionnel...-, l'étude a identifié le poids des principaux facteurs, au premier rang desquels l'équilibre vie professionnelle / vie personnelle, qui est le "plus impactant".

45% des actifs qui déclarent ne pas parvenir à mener de front les deux (15% des personnes interrogées) "présentent un haut risque de trouble psychique" contre 18% de ceux qui y parviennent, selon l'étude.

Le poids des différents facteurs varie selon les profils. Pour les salariés, travail valorisant, solidarité entre collègues et communication au travail comptent le plus. Pour les indépendants, c'est la confiance en l'avenir professionnel.

Par sexe, pour les femmes, l'importance d'avoir un travail valorisant influe davantage (46% de celles qui ne se sentent pas utiles présentent une détresse contre 20%). Pour les hommes, c'est la solidarité au travail (33% de ceux qui ne peuvent pas compter sur leurs collègues sont à haut risque contre 13%).

Sur la base de ces résultats, la Fondation Pierre Deniker en appelle aux pouvoirs publics pour "investiguer les liens de causalité entre troubles mentaux et facteurs de risques psychosociaux". "Nous devons impérativement constituer des cohortes de plusieurs dizaines de milliers de personnes" pour disposer de données scientifiques, plaide le Professeur Raphaël Gaillard, président de la fondation et chef de pôle au sein du centre hospitalier Sainte-Anne à Paris.

L'enquête a été réalisée en ligne du 27 février au 6 mars auprès d'un échantillon représentatif de 3.200 actifs français selon la méthode des quotas.

https://www.huffingtonpost.fr/

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