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Association Consultations Psychologiques de Paris-sud

Articles avec #sujets et enjeux tag

4è plan autisme : La science au cœur de la politique publique de l’autisme ?

19 Mars 2018 , Rédigé par c-p-p-sud Publié dans #Sujets et enjeux, #autisme

                    L’annonce par le Président de la République du 4ème plan autisme, initialement prévue mi-mars, a été reportée à début avril. Les discussions sur les grandes orientations ne sont donc probablement pas terminées et les derniers arbitrages auront certainement lieu dans les jours qui viennent.

Dans cette attente, Patrick Sadoun Président du RAAHP (Rassemblement pour une Approche des Autismes humaniste et plurielle) écrit une chronique parue dans Mediapart le 18/03/2018

Rassemblement

pour une approche des autismes humaniste et plurielle                      La science au cœur de la politique publique de l’autisme ?


                    "Vivant sur les idées fausses sur l'autisme, notre société continue de caricaturer. C'en est assez!
Avec Emmanuel Macron, nous voulons remettre la science au cœur de la politique publique de l'autisme", a déclaré le 14 mars 2018 Sophie Cluzel, secrétaire d'État en charge du Handicap, à propos du 4 ème plan autisme.
                      L’intention est louable. Malheureusement il n’existe pas encore de vérité scientifique sur l’origine de l’autisme. Malgré des sommes non négligeables investies dans la recherche un peu partout dans le monde on ne dispose aujourd’hui d’aucun marqueur biologique, génétique ou d’imagerie médicale pour poser le diagnostic d’autisme. Il serait donc sage de considérer les différentes théories sur cette question comme de simples hypothèses de travail. Certes certaines sont assez farfelues, voire dangereuses (comme celle qui rendent le vaccin ROR ou le gluten et la caséine responsables de l’autisme), d’autres (comme les pistes neurodéveloppementales ou pluri-géniques) semblent bien plus plausibles mais un esprit scientifique ne devrait pas se contenter de présomptions de preuves.
                    D’autant plus que, vue l’extension actuelle du champ des troubles du spectre autistique, il est peu probable que toutes les formes d’autisme aient la même origine.
                  Cependant on ne peut pas attendre qu’une « vérité » scientifique soit établie et reconnue pour accueillir et accompagner les centaines de milliers de personnes et de familles
concernées. Le principal scandale de la politique de l’autisme en France c’est justement
l’absence de toute réponse des pouvoirs publics aux innombrables familles qui doivent porter
seules les enfants, les adolescents et surtout les adultes les plus sévèrement affectés par ces
troubles.
                   Par ailleurs il est parfaitement légitime que les pouvoirs publics soient soucieux de l’évaluation de la qualité des interventions auprès de nos enfants. Ainsi l’évaluation des 28 centres expérimentaux financés à grand frais sur les deniers publics pendant de nombreuses annéess’est avérée très décevante. Les méthodes de conditionnement utilisées dans ces
établissements, outre la question éthique et celle d’un coût 2 à 4 fois supérieur aux
établissements classiques, sont bien loin d’avoir tenu la promesse initiale de « guérison » d’un
autiste sur deux.

                   Ces méthodes prétendaient pourtant être prouvées scientifiquement. Certes la Haute Autorité de Santé, dans ses recommandations de 2012, ne leur avait pas accordé le grade A.Mais aucune autre n’avait obtenu ce grade supérieur, conféré uniquement à des vérités scientifiques établies.
                   La science ne peut donc malheureusement pas, à l’heure actuelle, nous indiquer la meilleure façon de s’y prendre avec une personne autiste pour l’aider à s’ouvrir aux autres et au monde, à progresser et à s’épanouir. Et pourtant c’est la question la plus importante pour tout parent.
                  De même nous tenons tous à ce que la qualité de l’accueil dans les différents établissements ou services soit régulièrement évaluée. Mais ce qui nous importe le plus c’est la réalité quotidienne que vivent nos enfants avec les professionnels qui en prennent soin et pas les références théoriques qui leur servent plus ou moins de repère dans leur pratique. C’est là le sens des indicateurs de qualité proposés par le RAAHP dans le cadre de la préparation du 4ème plan autisme.

                   Alors que la science n’est pas encore en mesure de répondre aux questions essentielles de l’origine des autismes et qu’elle n’a validé sérieusement aucune démarche pour soutenir et aider à progresser les personnes autistes, il serait illusoire et dangereux de lui demander ce qu’elle ne peut pas donner. Cela favoriserait le dogmatisme de ceux qui, tournant le dos aux réalités, prétendent détenir une vérité unique et universelle et cela relancerait des guerres de religions stériles et destructrices. Ce serait aussi contraire à l’esprit du président Macron qui, dans son intervention à l’Elysée pour le lancement du 4 ème plan, avait clairement souligné sa volonté d’ouverture, de pragmatisme et d’apaisement.

Patrick Sadoun Président du RAAHP

Le site du RAAHP :

https://www.autismes.info/

 

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Itinéraire d'une enfant maltraitée par Liliane Zylbersztejn

19 Mars 2018 , Rédigé par c-p-p-sud Publié dans #Sujets et enjeux

Itinéraire d'une enfant maltraitée
La haine, l'amour, la vie

 

               Lidia, petite fille juive ayant échappé à la persécution nazie, est victime de maltraitance, après la guerre, au sein de sa propre famille. Sa seule liberté sera de s'opposer. Ce livre retrace avec une émotion bouleversante ce témoignage de vie.

               C'est en travaillant au souvenir de sa propre histoire et à partir de cas de patients que Liliane Zylbersztejn explore ce moyen de défense psychique nommé la haine salvatrice.

             « La haine m'a été nécessaire. Elle était le seul moyen d'échapper à la position de victime. » Mais comment aller au-delà pour s'accomplir et vivre dans l'amour ?

Reconnaître ce système de protection peut aider à faire la paix avec un passé douloureux et ainsi s'en libérer.

Un témoignage d'une grande sincérité sur les mécanismes de survie et les moyens de lutter contre les maltraitances.

Liliane Zylbersztejn est psychanalyste et psychodramatiste, elle a enseigné à l'université Paris-Vil. Née en 1938, elle a évité la déportation et a échappé à la violence nazie. Elle vit actuellement à Paris.

Ce livre concourt pour le prix Oedipe des libraires 2018

Vous pouvez visionner une interview de l'auteure sur le site d'Oedipe :

http://www.oedipe.org/prixoedipe/2018

 

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Le grand imbroglio de l’autisme

19 Février 2018 , Rédigé par c-p-p-sud Publié dans #Sujets et enjeux, #thérapeutiques, #autisme

Livre de Claude Wacjman paru aux Éditions du Champ social.

 

Présentation de l'ouvrage : L’argument que l’on oppose à la prise en charge de l’autisme, institutionnelle ou inspirée des méthodes psychanalytiques, est son obsolescence, somme toute assez récente. L’application de ces méthodes, depuis l’immédiate après-guerre à la moitié du vingtième siècle, les fait qualifier de méthodes dépassées occasionnant un retard de quarante, voire maintenant de cinquante ans en France dans le traitement de l’autisme. Ces vieilles méthodes n’auraient donc eu qu’une dizaine d’années d’actualité et de pertinence. On s’est rendu compte de cela qu’il n’y a que peu de temps. Un lobby politisé instaure l’exigence de réduire ce retard conséquent en mettant sur le devant de la scène l’application des « méthodes qui marchent » pour les enfants concernés, probantes dans d’autres pays qui ne connaissent pas ce retard dans le traitement de l’autisme (Amérique du nord et certains pays du nord de l’Europe).

C’est d’une lutte idéologique dont il s’agit, impliquant des méthodes du conditionnement pédagogique contre la psychanalyse, dans les dispositifs médico-sociaux et sanitaires, qui sont administrativement scindés en France. Par l’étude des représentations sociales, dans différents types de médias, je montre comment cette opposition s’est construite en s’appuyant sur des poncifs, des approximations et des inexactitudes. Les slogans qui les expriment font florès dans un cadre militant dont une grande partie s’exprime par un véritable combat contre la psychanalyse mené par des lobbies politisés.

Lire le Sommaire et l'introduction ici :

http://www.champsocial.com/extrait-Le_grand_imbroglio_de_l_autisme,1024.pdf

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Les six problèmes de couple les plus souvent évoqués en thérapie par la génération Y

12 Février 2018 , Rédigé par c-p-p-sud Publié dans #Sujets et enjeux

par  Brittany Wong pour le  The HuffPost, le 12/02/2018

COUPLE - Trouver l'âme sœur –et entretenir une relation de couple– n'a jamais été facile, et ça l'est d'autant moins pour la génération Y, qui a aujourd'hui entre 20 et 35 ans.

 

Selon Tara Griffith, psychologue et fondatrice de Wellspace SF, une communauté de thérapeutes, nutritionnistes et coachs agréés, "la nouvelle génération a, contrairement à ses parents, grandi dans un monde envahi par les applications de rencontres. Le temps des rencontres toutes simples, qui débouchaient sur un mariage avec le garçon ou la fille d'à côté, est définitivement révolu. L'abondance de choix rend l'engagement encore plus difficile pour une génération qui a été conditionnée à tout avoir."

1. "Est-ce que j'ai fait le bon choix au niveau sentimental?"

"La génération Y a souvent du mal à prendre des décisions. Avec l'avènement de l'ère de l'information, les rencontres sont influencées par un nombre pléthorique de plateformes, toutes destinées à trouver 'l'âme sœur'. Paradoxalement, cette abondance de prétendants provoque souvent une grande anxiété et la peur de rater le partenaire idéal. Mais si vous vous efforcez plutôt d'être le genre de partenaire que vous voudriez avoir, vous donnerez de l'importance à un critère de la rencontre que vous pouvez contrôler. Vous serez moins anxieux lors de vos rendez-vous et, en vous montrant tel que vous êtes, vous gagnerez en maturité", détaille Liz Higgins, une thérapeute de couple installée à Dallas, dont la plupart des patients ont entre 20 et 30 ans.

 

2. "A quoi bon se marier?"

Selon Tara Griffith, "les jeunes d'une vingtaine d'années choisissent souvent de donner la priorité à d'autres aspects de leur vie tels que les études, leur carrière, les voyages ou les expériences diverses avant de s'installer durablement avec un partenaire. Certains ne se mettent en couple que tardivement, lorsqu'ils ont déjà gagné leur indépendance et gagnent leur vie. Avoir des enfants sans se marier ne choque plus personne. Certains jeunes ne voient plus trop l'intérêt de s'embarrasser d'un certificat de mariage qui risque de compliquer les choses, tandis que d'autres ont une vision désabusée de cette cérémonie, après avoir vécu le divorce de leurs propres parents".

 

3. "Je ne sais pas comment interpréter son texto."

"Les SMS sont devenus le mode privilégié de communication de la génération Y, mais nombre de jeunes peinent à les décoder. Interpréter une intonation en se fiant uniquement à un mot ou un signe de ponctuation peut se révéler très frustrant, voire désastreux. De plus, nombre de mes patients deviennent fous à force de vouloir écrire la réponse parfaite et finissent par y consacrer beaucoup trop de temps et d'énergie. L'essentiel de notre communication est non verbale. Elle s'établit à travers une intonation, une expression faciale et le langage corporel: les ados (comme les adultes d'ailleurs) feraient donc mieux de communiquer davantage par téléphone ou en direct", nous confie Jess Hopkins, une coach de vie agréée qui travaille avec des jeunes à Los Angeles.

4. "Pourquoi est-ce que je ne rencontre personne?"

"Beaucoup de trentenaires voient leurs amis se marier et avoir des enfants, alors qu'eux-mêmes restent désespérément célibataires. Même si ces mariages ont lieu de plus en plus tard, la génération Y s'inquiète souvent de ne pas connaître la vie de couple ou tout simplement de ne pas s'y sentir prête", explique Rachel Kaez, psychologue établie à Chicago et fondatrice de All Along, un programme qui aide à mieux comprendre les problèmes de santé mentale et à trouver une thérapie adéquate.

5. "Je ne veux pas dépendre financièrement de mon/ma partenaire."

"La question pécuniaire est abordée par les jeunes couples que je reçois, surtout avant le mariage. Pour eux, l'argent est souvent synonyme de prise de contrôle ou de déséquilibre des pouvoirs, deux éléments considérés comme indésirables au sein d'une relation. Personne ne veut se sentir contrôlé, jugé ou dépendant financièrement. Il peut être très utile de définir précisément les attentes de chacun en termes financiers, d'envisager plusieurs scénarios (par exemple, comment le couple fonctionnerait-il si l'un restait à la maison tandis que l'autre travaillait?) et de fixer des limites. De nombreux couples trouvent plus pratique d'avoir leur propre compte bancaire, en plus d'un compte commun. Le plus important, c'est que chaque couple détermine ses objectifs et ce qui fonctionne le mieux pour lui", reprend Lizz Higgins.

6. "Je suis prêt.e à passer à la vitesse supérieure, mais pas mon/ma partenaire."

"J'ai entendu énormément de jeunes femmes se plaindre d'être prêtes pour une relation sérieuse tandis que leur copain persistait à faire la fête et jouer aux jeux vidéos. Elles se demandent s'il finira par grandir, si elles doivent rester avec lui et attendre qu'il se décide à changer et à leur accorder davantage d'attention, ou tout simplement passer à autre chose", conclut Joyce Morley, thérapeute conjugale à Decatur (Géorgie).

Cet article, publié à l'origine sur le HuffPost américain, a été traduit par Elisabeth Mol pour Fast For Word.

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L'Homme et son cerveau, par Catherine Morin

17 Janvier 2018 , Rédigé par c-p-p-sud Publié dans #Sujets et enjeux

Les connaissances scientifiques sur le cerveau ne cessent de progresser. Ces progrès remettent-ils en question la place des psychanalystes dans la prise en charge des maladies mentales ou neurologiques chroniques ? Quelles conséquences pour la pratique des uns et des autres ?

Ces questions se posent à ceux qui veulent travailler ensemble pour mieux traiter les troubles psychiques, les maladies neurologiques et mentales, et être à l’écoute de leurs patients. Comment penser les rapports entre psychanalyse, neurologie et neurosciences pour mieux soigner ?

C’est tout l’enjeu de ce livre qui précise les points de vue et les méthodes des neuro-scientifiques, des neurologues et des psychanalystes.

Pour un dialogue entre neurosciences et psychanalyse au bénéfice du patient.

Catherine Morin est neurologue et a travaillé de 1977 à 2010 comme chargée de recherches à l’Inserm dans le service de médecine physique et réadaptation de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris. Elle est membre de l’Association lacanienne internationale et de l’International Society of Neuropsychoanalysis. 

Feuilleter l'ouvrage :

https://www.odilejacob.fr/catalogue/sciences/neurosciences/homme-et-son-cerveau_9782738135322.php#

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Patients en situation irrégulière : Buzyn désavoue l'Agence régionale de santé de Paca

4 Janvier 2018 , Rédigé par c-p-p-sud Publié dans #Sujets et enjeux

Un article d'Eric Favereau paru dans Libération le 4 janvier 2018

Ladite agence demandait aux hôpitaux psychiatriques de participer au processus administratif de reconduite à la frontière des patients hospitalisés sans leur consentement.

Agnès Buzyn a tranché. Ce jeudi matin, la ministre de la Santé a désavoué l’Agence régionale de santé (ARS) de Provence-Alpes-Côte-d’Azur en lui demandant de retirer sur le champ la lettre directive qu’elle avait adressée aux directeurs d’hôpitaux psychiatriques de sa région. Dans ce courrier, l’agence leur demandait de participer aux notifications d’obligation de sortie du territoire des patients hospitalisés sans consentement qui se trouvent en situation irrégulière. L’initiative de l’ARS était pour le moins déroutante. D’autant que l’équilibre est toujours délicat entre le monde de la police et celui de la psychiatrie, surtout en matière d’ordre public.

Début décembre, la direction de l’ARS a pourtant adressé un courrier aux directeurs d’hôpitaux, à propos de la reconduite aux frontières des patients en situation irrégulière. «Pour prévenir l’ordre public, le suivi des hospitalisations sans consentement fait l’objet d’une attention particulière de la part des autorités préfectorales», écrit-elle. «Parmi les personnes prises en charge, et qui sont susceptibles de faire l’objet d’une levée de la mesure des soins sans consentement, quelques patients se trouvent en situation irrégulière et ont vocation à quitter le territoire national… Dans la mesure où ces patients sont pris en charge par vos équipes, je vous informe que mes services vous communiqueront en même temps l’arrêté préfectoral de levée des soins sans consentement, la décision de l’obligation de quitter le territoire ainsi qu’une notification à faire signer par le patient.»

L’ARS avait-elle reçu des pressions de la part de la préfecture ? On n’en sait rien. En tout cas, elle continue dans sa lettre : «Une fois signée, il vous appartiendra de renvoyer la notification à nos services dans les plus brefs délais… Dans le cas de refus de signature de l’intéressé, vous voudriez bien retourner à nos services la notification avec la mention refus de signer, contre signée par un cadre soignant. Je vous remercie pour votre coopération dans la mise en œuvre de cette procédure.»

Bref des demandes ahurissantes de la part d’une agence sanitaire. «Notre rôle est de soigner, non pas de regarder les papiers», dit le Dr Alain Mercuel qui préside la commission médicale d’établissement de l’hôpital Sainte Anne à Paris. Le 29 décembre, les deux syndicats importants de la psychiatrie publique avaient fortement réagi dans un communiqué commun : «Certaines ARS viennent de donner l’instruction aux établissements psychiatriques de faire signer sous contrôle des cadres de santé, pour une transmission aux préfectures, les notifications d’obligation de quitter le territoire pour des patients hospitalisés sous contrainte. Cette collusion entre des agences chargées de la santé et des décisions de police intérieure est regrettable.» Puis : «La consigne donnée aux personnels soignants de devenir des agents administratifs pour le compte du ministère de l’Intérieur est inacceptable… Nous n’avons pas l’intention de collaborer à de tels mélanges des genres... Nous appelons la ministre de la Santé à faire annuler ce type de directives.» Appel entendu.

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En psychiatrie, peut-on refuser à un patient de recevoir du courrier?

1 Décembre 2017 , Rédigé par c-p-p-sud Publié dans #Sujets et enjeux

Hospitalisé en psychiatrie, le patient reste sous le régime du droit général. Le juge administratif a ainsi estimé illégale une mesure de rétention de courriers et obtenu une indemnisation.

Par Eric Péchillon, Professeur de Droit Public

Pour accéder à l'article de la revue Santé mentale :

http://www.santementale.fr/en-ligne/le-droit-en-pratique/en-psychiatrie-peut-on-refuser-a-un-patient-de-recevoir-du-courrier.html

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Psychiatrie, de plus en plus de soins sans consentement

21 Novembre 2017 , Rédigé par c-p-p-sud Publié dans #Sujets et enjeux

Entre 2012 et 2015, le nombre de patients soignés en psychiatrie sans leur consentement a augmenté de 15 %. De plus en plus, ces soins se font hors de l’hôpital.

Par

Peut-on priver une personne de sa liberté pour la soigner ? La question n’est certes pas nouvelle en psychiatrie. Mais elle prend désormais une acuité particulière face à des chiffres qui interpellent. En 2015, plus de 1,7 million de personnes, âgées de 16 ans ou plus, ont été suivies en France dans un établissement psychiatrique. Parmi elles, 92 000 ont été prises en charge sans leur consentement. Un chiffre en augmentation de 15 % par rapport à 2012. « Et la tendance se poursuit puisqu’en 2016, on recensait 94 000 patients soignés sans leur consentement », précise Magali Coldefy, maître de recherche à l’Institut de recherche et documentation en économie de la santé (Irdes).

Lire la suite ici :

https://www.la-croix.com/Journal/Psychiatrie-soins-sans-consentement-2017-11-21-1100893472

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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La Haute autorité de santé n'estime pas satisfaisante la prise en charge des dépressions

9 Novembre 2017 , Rédigé par c-p-p-sud Publié dans #Sujets et enjeux, #thérapeutiques

Le recours aux antidépresseurs doit être limité à certains cas, suivi et associé à une psychothérapie

"Quel que soit le niveau de dépression, la prise en charge repose en premier lieu sur un soutien psychologique qui peut tout à fait être conduite par le médecin traitant, par un psychologue ou un psychiatre pour les cas complexes et/ou sévères notamment. Il peut prendre la forme d’une psychothérapie de soutien ou d’autres psychothérapies.

Les antidépresseurs ne doivent pas y être systématiquement associés : ils ne sont pas indiqués en cas de dépression légère, peuvent être envisagés pour les dépressions modérées et doivent en revanche être proposés d’emblée pour les dépressions sévères (voir tableau en infra). Des consultations régulières toutes les 4 à 8 semaines doivent être programmées pour évaluer la tolérance et l’efficacité du traitement, le moduler si besoin, et surveiller d’éventuels comportements suicidaires ou des facteurs extérieurs pouvant les déclencher. Une fois les symptômes disparus, le traitement médicamenteux devra être poursuivi entre 6 et 12 mois pour prévenir le risque de rechute ; l’arrêt sera progressif et accompagné par le médecin".

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Les ados ont besoin d’être aimés autrement

11 Octobre 2017 , Rédigé par c-p-p-sud Publié dans #Sujets et enjeux

, La Croix 

Le dernier livre de Marie-Rose Moro nous invite à croire en nos ados pour leur donner envie de grandir et de changer le monde.

Après avoir redonné confiance aux parents – Avec nos ados, osons être parents !, Éd. Bayard –, la pédopsychiatre et psychanalyste Marie-Rose Moro signe, avec Odile Amblard, un autre livre sur les adolescents, destiné à tous les éducateurs, y compris les parents. À la une de la couverture, cette fois, un point d’interrogation :

Et si nous aimions nos ados? 

La proposition ne manquera pas de faire sourire la plupart des parents. Bien sûr que nous les aimons nos grands dadais flegmatiques, difficiles à réveiller, assoiffés d’indépendance ou en demande de câlins ! Oui, mais voilà, alerte la spécialiste, malgré tout notre amour, nous ne croyons pas suffisamment en eux. Et ils en souffrent !

Près d’un adolescent sur deux a une estime de soi défaillante 

En effet, selon la directrice de la Maison de Solenn, la maison des adolescents de l’hôpital Cochin, à Paris, « environ un adolescent sur deux a une estime de soi défaillante ». Des parents s’étonnent. N’ont-ils pas toujours été des adultes aimants, valorisants pour leur enfant ? « Ce n’est la faute de personne », tempère la psychanalyste.

Certains ados ont besoin de plus de temps que les autres pour affronter la réalité. D’autres sont blessés par le décalage existant entre ce que leurs parents disent d’eux (« tu es le plus beau, le plus fort »), et ce qu’ils découvrent à l’école. « Ils ne sont pas tous les plus géniaux, ils peuvent avoir des difficultés et apprendre à les surmonter », écrit l’auteur.

Pour elle, il est essentiel de changer son regard sur les adolescents. Le discours ambiant véhicule souvent une image négative sur cette tranche d’âge. On les dit paresseux, violents, accros aux jeux vidéo, aux réseaux sociaux… Haro sur les clichés ! Les ados inquiets, pas très sûrs d’eux, peuvent les intérioriser et s’y conformer.

Une période de grande vulnérabilité psychique

L’adolescence, un âge ingrat ? La pédopsychiatre rappelle qu’elle est une période de grande vulnérabilité psychique. Le regard porté par les adultes est déterminant sur la capacité des ados à se projeter dans l’avenir. Ils sont aussi très malléables car leur cerveau n’est pas fini, leur personnalité n’est pas fixée. « Cela signifie que nous ne pouvons attendre des jeunes qu’ils se comportent comme des adultes », insiste Marie-Rose Moro. Même s’ils sont de grande taille, les ados sont encore petits dans leur tête.

Aussi devons-nous les accompagner dans leurs tâtonnements pour trouver leur identité personnelle, sexuelle, professionnelle. C’est un âge crucial durant lequel s’installent les habitudes de vie : se nourrir, s’habiller, prendre soin de soi. De l’adolescence dépend la vie future !

Plus que jamais, les ados ont besoin des parents pour les protéger, les encadrer, donner du sens à leur vie. Il faut, plaide l’auteure, se mobiliser pour donner à son enfant l’envie de vivre, les moyens de grandir, le désir d’entrer dans le monde et de le changer.

 
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